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Culture - Rencontre

Éric Lebas, « du neuf dans la continuité »

« C'est ma première mission au sein du réseau culturel français à l'étranger et j'ai beaucoup de chance que ce soit le Liban », commence par dire Éric Lebas, attaché culturel près l'ambassade de France, interrogé quelques mois après sa prise en fonction à l'Institut français.

Éric Lebas, sa porte est toujours ouverte à tous. Photo Michel Sayegh

Issu du ministère de la Culture française, l'attaché culturel près l'ambassade de France / Institut français du Liban s'est dit ravi que sa première mission se soit inscrite au calendrier du pays du Cèdre. «Je tiens avant toute chose à considérer ma fonction à l'échelle du territoire libanais. Ne pas me concentrer uniquement sur Beyrouth, mais sur le reste du territoire libanais.» C'est en des termes courts et précis qu'Éric Lebas décrira son programme.

Les rendez-vous incontournables
Pour l'attaché culturel, sa charge s'inscrit sans aucun doute dans la continuité de ses prédécesseurs, tout en apportant certes une touche nouvelle: «Je m'appuie sur des structures solides et bien consolidées. Il était donc important pour moi, poursuit-il, de m'inscrire sur les traces de ce qui a été accompli par ceux qui m'ont précédé, notamment Carole Pratt dont le bilan de la mission était extrêmement complet, et de maintenir les grands rendez-vous de l'Institut français.»
Les grands moments qui ont été élaborés au fil des années seront donc maintenus, comme la fête de la Francophonie, celle de la Musique ainsi que cette opération extrêmement populaire instaurée il y a trois ans, une folle journée du Street art.
Éric Lebas avoue être bien accompagné dans cette charge qu'il compte accomplir tout en tenant compte de l'attente du public et, bien sûr, des restrictions budgétaires. «Il n'est pas toujours aisé de tout faire mais si certaines sollicitations seront parfois rejetées, ce n'est certainement pas sans explications.» Et de poursuivre: «La richesse de notre mission réside dans cette capacité à faire des propositions qui viennent de France et qui considèrent les logiques propres du pays dans lequel nous menons cette mission. C'est un équilibre que nous recherchons dans tous les secteurs et, plus particulièrement, dans le culturel.»

La salle Montaigne fait peau neuve
Quatre missions structurent l'action de Lebas. Il s'agit en premier lieu du réseau d'antennes de l'Institut français: un travail de programmation et de diffusion de la création française. La seconde est aussi équivalente, puisqu'il s'agit du dialogue entre les opérateurs libanais qui seraient capables d'accueillir la création française. «Nous les accompagnons et les soutenons», précise Éric Lebas.
Dans la 3e mission, qui est une coopération artistique franco-libanaise, réside un dialogue croisé entre les créateurs libanais et français. Quant à la quatrième, il s'agit d'accompagner certains artistes en France tout en permettant à la scène libanaise d'y trouver les conditions de son développement. «Cela peut se traduire par un mise en relation, un contact, un conseil, pas uniquement par un soutien financier.»
Comment procède-t-il? «En étant à l'écoute de tout ce qui nous entoure. Ainsi, un événement national français baptisé "La Belle saison" avait eu lieu l'été dernier au niveau du jeune public. Il sera par la suite transposé au Liban. C'est à la fois une proposition nouvelle et une réalité tangible du terrain.» Pour Éric Lebas, la réussite d'un rendez-vous est la meilleure réponse à tous les problèmes.
Si l'agenda de l'Institut français du Liban n'est pas encore fixé, on sait déjà que le mois de la Francophonie sera encore une fois très chargé, avec des ateliers consacrés aux tout jeunes. Des expositions, notamment celle des photographes dans le cadre de «Med Liban», ainsi que des artistes venus de France.
«Une nouveauté est à retenir cette année, signale Lebas, nous sommes tous mobilisés pour repositionner la salle Montaigne sur la question du cinéma. Ainsi un nouvel équipement a été mis en place pour projeter les films dans de meilleures conditions et un meilleur son.»
Ce repositionnement se fera en partenariat avec les salles commerciales, mais surtout avec la salle Metropolis.
«Ma mission, enfin, conclut Éric Lebas, se résume à une porte ouverte à tous les Libanais.»

Issu du ministère de la Culture française, l'attaché culturel près l'ambassade de France / Institut français du Liban s'est dit ravi que sa première mission se soit inscrite au calendrier du pays du Cèdre. «Je tiens avant toute chose à considérer ma fonction à l'échelle du territoire libanais. Ne pas me concentrer uniquement sur Beyrouth, mais sur le reste du territoire libanais.» C'est en des termes courts et précis qu'Éric Lebas décrira son programme.
Les rendez-vous incontournablesPour l'attaché culturel, sa charge s'inscrit sans aucun doute dans la continuité de ses prédécesseurs, tout en apportant certes une touche nouvelle: «Je m'appuie sur des structures solides et bien consolidées. Il était donc important pour moi, poursuit-il, de m'inscrire sur les traces de ce qui a été accompli par ceux qui m'ont...
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