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Moyen Orient et Monde

Le nouveau chef de l’opposition, Khaled Khoja, rejette le dialogue voulu par Moscou

Le nouveau président de la Coalition nationale de l’opposition syrienne, Khaled Khoja, a été élu hier. Mohammad Dabbous/Reuters

Le nouveau président de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, Khaled Khoja, a exclu hier la participation de cette formation-clé à un dialogue avec Damas, que la Russie veut relancer pour mettre fin au conflit en Syrie. « Le dialogue avec le régime souhaité par Moscou est hors de question », a-t-il déclaré devant la presse à Istanbul. « Nous ne pouvons pas nous asseoir à la même table que le régime (...) à moins que cela ne soit dans le cadre de négociations visant à parvenir à une transition pacifique et la formation d'un organe transitoire ayant les pleins pouvoirs », a-t-il asséné. Rappelons que la Coalition a, par deux fois, participé à des négociations, stériles, avec le régime de Damas. Moscou, allié-clé du président Bachar el-Assad, a tenté de relancer des pourparlers de paix prévoyant des rencontres entre des représentants du régime et de l'opposition morcelée. La Russie a ainsi invité 28 opposants à Moscou ce mois-ci, dont des membres de l'opposition de l'intérieur « tolérée » par le régime et des membres de la Coalition. Parmi eux Hadi al-Bahra, à qui M. Khoja a succédé hier, et deux autres ex-chefs de la Coalition, Moaz al-Khatib et Abdel Basset Sida. On ne sait pas encore si la Coalition va interdire à ses membres invités de se rendre à Moscou.
Il s'agit des premières déclarations de M. Khoja depuis son élection. Celle-ci souligne « le déclin de l'influence des Frères musulmans », qui appuyaient son rival, Nasr Hariri, a estimé un membre de la Coalition, Samir Nashar. M. Hariri a recueilli 50 voix, contre 56 pour M. Khoja, a-t-il ajouté. La Coalition, basée à Istanbul et considérée par la communauté internationale comme la principale force d'opposition syrienne, a élu hier à sa tête M. Khoja, soutenu par les laïcs et les islamistes modérés au sein de l'organisation.
M. Khoja, premier Turkmène élu à ce poste, a la réputation d'être plus indépendant des soutiens régionaux de la Coalition que son prédécesseur, M. Bahra, proche des Saoudiens. M. Khoja a quitté la Syrie dans les années 1980, après deux passages en prison, et vécu en exil en Turquie. Né à Damas en 1965, il est l'un des membres fondateurs du Conseil national syrien (CNS), groupe-clé au sein de la Coalition. Il a étudié la médecine en Turquie où il était le représentant de la Coalition.

Le nouveau président de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, Khaled Khoja, a exclu hier la participation de cette formation-clé à un dialogue avec Damas, que la Russie veut relancer pour mettre fin au conflit en Syrie. « Le dialogue avec le régime souhaité par Moscou est hors de question », a-t-il déclaré devant la presse à Istanbul. « Nous ne pouvons pas nous asseoir à la même table que le régime (...) à moins que cela ne soit dans le cadre de négociations visant à parvenir à une transition pacifique et la formation d'un organe transitoire ayant les pleins pouvoirs », a-t-il asséné. Rappelons que la Coalition a, par deux fois, participé à des négociations, stériles, avec le régime de Damas. Moscou, allié-clé du président Bachar el-Assad, a tenté de relancer des pourparlers de paix prévoyant...
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