Fouad Siniora et Tarek Mitri ont rendu visite au métropolite Élias Audi pour lui présenter leurs vœux à l’occasion des fêtes de fin d’année.
En dressant le portrait du futur président de la République, le chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, a en quelque sorte donné les grandes lignes de ce que les représentants de ce courant présenteront durant leurs entretiens avec le Hezbollah, à partir du moment où ils aborderont le dossier de la présidentielle.
« Forts de l'expérience que nous vivons depuis quelques mois, la poursuite de la vacance présidentielle a mis en relief l'importance capitale du rôle que joue le chef de l'État dans la vie politique, nationale, économique, sociale et de sécurité dans le pays. Pour que tout rentre dans l'ordre, un effort significatif est requis des responsables politiques qui se doivent d'élire rapidement un nouveau président, capable de rassembler et non pas de diviser les Libanais, en les réunissant autour de dénominateurs communs. Il doit bien sûr avoir une capacité de direction et de gestion et, surtout, une vision opportune du rôle du Liban dans la région. » C'est ce qu'a déclaré M. Siniora au terme d'un entretien avec le métropolite Élias Audi, à Achrafieh.
Accompagné de l'ancien ministre Tarek Mitri, le chef du bloc parlementaire du Futur s'est rendu auprès de l'archevêque grec-orthodoxe de Beyrouth pour lui présenter ses vœux à l'occasion de Noël et du Nouvel An.
Dans sa déclaration à la presse, il a également mis l'accent sur l'importance, pour les Libanais, de « préserver la volonté de vie et de résistance, quelles que soient les difficultés qu'ils traversent ». Cette volonté est, selon lui, primordiale, « si l'ont veut surmonter ces difficultés ainsi que les chocs durs encaissés ».
Fouad Siniora a ensuite affirmé souhaiter que la nouvelle année soit celle au cours de laquelle « davantage de Libanais réaliseront l'importance pour l'État de récupérer son rôle et son autorité sur l'ensemble du territoire national ». « Sans un État respecté de tous les Libanais, en même temps capable et juste, rien n'ira dans le pays. Nous sommes tenus d'insister sur ce point », a-t-il dit, avant de critiquer « le comportement irresponsable actuel de toutes les parties, au moment où le fossé ne cesse de se creuser entre le monde et notre pays où nous ne cessons de rater des occasions, de perdre des ressources ainsi que la capacité à suivre le train international du développement en marche ».


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