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Diaspora

« Quand l’histoire devient rêve » : un recueil de légendes libanaises

05/01/2015

Le livre Quand l'histoire devient rêve : au temps des princesses, de Marie Gresh, vient de paraître. Ce livre présente des légendes libanaises dans un beau langage français poétique. Il débute avec un poème phénicien, « Ugarit » : « J'ai un message et je te le dirai. J'ai un ordre et te le répéterai. C'est le message de l'arbre. Et le chuchotement de la pierre, Le gémissement des cieux avec la terre. De l'océan avec les étoiles. Je créerai l'éclair pour que tu instruises les cieux. Que tu fasses connaître aux hommes le message. »
De belles photos de mosaïques, fresques, pendentifs, statuettes et autres ornent les pages de ce livre qui parle d'Europe, de la pourpre, du verre, de Carthage, d'Adonis, de la source du roi (de Byblos), de la princesse lointaine (Mélisende, fille de Raymond II de Toulouse) et de Tyr. Ce livre, publié aux éditions Dar Saer Machrek, est d'autant plus agréable à lire qu'il nous fait voyager dans le temps, à travers l'héritage libanais transmis de génération en génération.
Marie Gresh, de son nom de jeune fille Dahdah, née en 1921 à Alexandrette, s'est mariée à la fin des années 1940 avec Gaby Gresh, un cultivateur de coton de père libano-égyptien et de mère d'origine libanaise. Le couple habite Alexandrie et Le Caire, ils ont deux filles, Nohad et Lemy, et partent en 1962 pour l'Europe. Ayant fixé leur résidence en Belgique, Marie dirige l'Office du tourisme du Liban à Bruxelles, de 1972 à 1982, et garde ainsi une relation constante avec la mère patrie, sa culture et son patrimoine.
L'auteure avait déjà écrit et publié en 2001 un livre intitulé Quand la lumière se démolit, inspiré de sa propre vie. En 2004, elle décède en laissant le manuscrit de Quand l'histoire devient rêve, dédié à ses deux petits-fils Alexandre et Natacha. L'éditeur Antoine Saad témoigne : « L'esprit libanais authentique de l'écrivaine tape à l'œil et chatouille la fierté nationale meurtrie ces jours-ci par le comportement des hommes politiques. Nous avons été touchés par l'affection qu'a portée cette dame pour son pays d'origine malgré son périple interminable, et surtout par l'obsession qu'elle avait de transmettre à ses petits-fils des histoires fossilisées dans l'inconscient collectif libanais afin qu'ils demeurent libanais malgré leur naissance et leur enfance loin du pays du Cèdre. »

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