Arabie saoudite
Le roi Abdallah souffre d'une pneumonie
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite, hospitalisé mercredi à Riyad, souffre d'une pneumonie qui a nécessité hier soir la mise en place d' « un tube pour l'aider à respirer », a annoncé le cabinet royal dans un communiqué. Pieux, Abdallah, qui s'est forgé une réputation de probité face à d'autres membres de la famille royale accusés de corruption, est « le roi le plus aimé en Arabie saoudite depuis Fayçal », assassiné en 1975, selon un diplomate occidental.
Par ailleurs, un Saoudien a été arrêté à al-Awamiyeh, un village à majorité chiite dans l'est du royaume. L'homme figure sur une liste de 23 Saoudiens recherchés pour leur implication dans des violences dans l'est du royaume, où quelque deux millions de chiites se plaignent de discrimination de la part du pouvoir sunnite.
Bahreïn
Énième manifestation pour la libération du cheikh chiite Ali Salmane
Des heurts ont opposé de nouveau hier la police bahreïnie à des centaines de protestataires qui manifestaient dans plusieurs villages près de Manama pour réclamer la libération du chef de l'opposition chiite. En effet, les affrontements ont éclaté à la sortie des mosquées, lorsque les forces antiémeute ont tiré des gaz lacrymogènes et à la chevrotine pour disperser la foule, faisant des blessés et procédant à des arrestations. Les manifestants, dont des femmes et des enfants, brandissaient des portraits de cheikh Ali Salmane, le chef d'al-Wefaq, arrêté dimanche. L'Iran a exigé sa libération, et les États-Unis ont exprimé leur « profonde préoccupation ».
Yémen
Heurts entre l'armée et une tribu sunnite
Des affrontements entre l'armée yéménite et une tribu sunnite ont fait sept morts et une quinzaine de blessés jeudi soir dans la province de Marib, dans le centre du Yémen, a-t-on appris hier auprès des tribus locales. Les miliciens sunnites ont intercepté une unité de l'armée qui venait de la province méridionale de Chaboua et se dirigeait vers Sanaa, la capitale yéménite. Selon des sources locales, les combattants sunnites pensaient que cette troupe était commandée par des partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, accusés de soutenir les miliciens chiites houthis qui contrôlent Sanaa depuis septembre.
Tunisie
RSF dénonce la condamnation d'un blogueur
Reporters sans frontières (RSF) a exprimé hier sa « plus vive inquiétude » après la condamnation d'un blogueur tunisien à trois ans de prison par la justice militaire, en réclamant le transfert du procès devant la justice civile. Pour rappel, le 18 novembre, M. Ayari a été condamné par contumace à trois ans de prison ferme pour avoir notamment « diffamé un certain nombre d'officiers et de cadres du ministère de la Défense », selon le parquet militaire. Il a été arrêté le 25 décembre à son arrivée de Paris puis transféré à une prison près de Tunis.
Ukraine
Appels pressants à relancer le processus de paix
Les ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, français et allemand ont prôné hier la reprise « le plus vite possible » de pourparlers de paix pour l'est de l'Ukraine où un soldat a été tué en 24 heures malgré la trêve. La dernière réunion du groupe de contact composé de représentants de l'Ukraine, de la Russie et de l'OSCE avec les séparatistes prorusses avait eu lieu le 24 décembre. Sur le terrain, « un soldat ukrainien a été tué et cinq blessés en 24 heures », a annoncé hier le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko.
Piratage
Washington renforce les sanctions contre Pyong Yang
Les États-Unis ont renforcé hier leur arsenal de sanctions contre la Corée du Nord en représailles à l'attaque informatique « déstabilisante et destructrice » ayant visé Sony Pictures. « Il s'agit du premier volet de notre réponse », a prévenu la Maison-Blanche dans un communiqué. Ainsi, les sanctions, prises en vertu d'un décret du président Obama, « reflètent l'engagement des États-Unis de tenir la Corée du Nord pour responsable de ses actions destructives et déstabilisatrices », a plaidé le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew, cité dans un communiqué.
Frontières maritimes
Un bateau pakistanais, poursuivi par la marine indienne, se fait exploser
L'équipage d'un bateau de pêche pakistanais a fait sauter et couler son embarcation hier, après avoir essayé d'échapper à la marine indienne lors d'une course poursuite en mer. Ainsi, les quatre membres du bateau provenant des environs de Karachi, la grande cité portuaire pakistanaise, ont probablement été tués dans cet incident survenu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Selon le parti nationaliste hindou BJP du Premier ministre indien Narendra Modi, il s'agit d'une « possible opération terroriste ». Selon le ministère, les passagers du bateau préparaient une « transaction illicite » et transportaient des explosifs.
Afghanistan
Des soldats mis en cause pour une attaque meurtrière contre un mariage
Des militaires afghans ont été mis en cause pour des tirs de mortier, lors d'un accrochage avec des talibans mercredi, qui ont tué 17 personnes rassemblées pour un mariage, a-t-on appris hier auprès des autorités. L'obus, qui a atterri en plein milieu de la cérémonie, a fait 17 morts, des femmes et des enfants, et 49 blessés. Le président afghan Ashraf Ghani, qui a déploré cet « accident tragique », avait néanmoins félicité jeudi l'armée afghane pour avoir pris les commandes de la sécurité du pays après le départ des troupes de combat de l'Otan.
Ebola
Le sang du médecin italien guéri partira en Afrique de l'Ouest
Le sang du médecin italien, qui avait contracté le virus Ebola en Sierra Leone et a été officiellement déclaré guéri hier, sera utilisé pour fabriquer du plasma et soigner d'autres malades en Afrique de l'Ouest. Fabrizio Pulvirenti avait contracté le virus Ebola fin novembre en Afrique de l'Ouest et doit quitter l'hôpital Spallanzani hier.
En attendant, l'Afrique de l'Ouest n'est pas prête d'être débarrassée d'Ebola et la communauté internationale doit poursuivre ses efforts contre l'épidémie, a estimé hier le chef sortant de la Mission des Nations unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER).
Turquie
Ouverture d'un premier procès dans l'affaire des écoutes visant Erdogan
Le procès de treize personnes poursuivies pour avoir illégalement placé sur écoute les bureaux de l'ex-Premier ministre et actuel président Erdogan s'est ouvert hier devant un tribunal d'Ankara. Lors de la première audience, le juge a rejeté une demande d'acquittement des treize suspects présentée par leurs avocats et formellement accepté la constitution de partie civile du chef de l'État dans le dossier.
Sur un autre plan, un groupe turc d'extrême-gauche, à l'origine d'un attentat contre l'ambassade des États-Unis à Ankara en 2013, a revendiqué hier l'attaque manquée perpétrée la veille par un homme armé contre des policiers devant le palais de Dolmabahçe à Istanbul. Un homme avait lancé jeudi après-midi deux grenades à main qui n'ont pas explosé contre les policiers en grand uniforme en faction.
USA
Il décapite sa mère à la hache...
Un Américain de 23 ans, diagnostiqué comme schizophrène, a décapité sa mère à la hache en Floride la veille du Nouvel An parce qu'il trouvait qu'elle le harcelait, ont annoncé les autorités américaines et les médias. Christian Jose Gomez a été arrêté et inculpé de meurtre après avoir reconnu avoir tué sa mère, Maria Suarez-Cassagne. Le meurtrier a laissé le corps près des poubelles de la maison et s'est enfui à bicyclette avant d'être rattrapé par les forces de police.


Même la mort du roi binsaoud ne pourra être déclarée sans l'aval express des amerlocks .Deir ez-Zor est bien ravitaillée et bien défendue, et devient un autre front, sur lequel l’État islamique gaspille ses ressources. Les États-Unis ont abandonné les attaques dans le nord de la Syrie. Dans le sud, leur soutien au Front al-Nosra est indéfendable, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan moral. Ils devront y mettre un terme, avant que les médias ne s’y intéressent de trop près. Sinon, certains républicains au Congrès pourraient estimer que le soutien à al-Qaïda par l’administration Obama relève de la destitution. Bientôt, l’État islamique sera la dernière menace réelle en Syrie. Mais il est en train de perdre une grande partie de son énergie (et de son argent), à cause de ses lourdes pertes sur plusieurs fronts. Il représente toujours un ennemi sérieux, et peut encore créer la surprise ici ou là. Mais on doute qu’il représente une menace existentielle pour le gouvernement et le peuple syriens.
13 h 58, le 04 janvier 2015