Rechercher
Rechercher

Liban

« Fermez la décharge de Naamé dans les délais, sinon... »

La décharge de Naamé vue de la route, élargie à plusieurs reprises depuis sa mise en activité en 1998.

La Fédération des municipalités du Haut-Gharb-Chahar a tenu hier une conférence de presse pour réaffirmer que la décision de fermer la décharge de Naamé-Aïn Drafil le 17 janvier prochain est irrévocable.
Cette décharge est gérée depuis plus de 17 ans par la compagnie privée Averda chargée par l'État de la gestion des déchets du Mont-Liban et du Grand Beyrouth. Déjà en janvier dernier, des sit-in avaient bloqué la route des camions-bennes de la compagnie, organisés par le Rassemblement pour la fermeture de la décharge de Naamé-Aïn Drafil, formé d'habitants et d'écologistes excédés par les conditions de vie insupportables autour de la décharge sursaturée. Les menaces de sit-in pareils dès le 17 janvier prochain se succèdent, notamment en l'absence d'alternative.
« Les participants à cette réunion poursuivront leurs contacts avec toutes les parties, les personnalités et la société civile en vue de suivre cette question de près, parce que la date de fermeture est définitive », a déclaré Ahmad Ayache, président de la municipalité de Baawerta. Il a rappelé que la décharge est sursaturée, et qu'il n'y a tout simplement plus de place pour y loger d'autres déchets, assurant même que les ordures atteindront bientôt le niveau de l'autoroute !
Quant à Walid Aridi, président de la Fédération de municipalités, il a déploré les promesses non tenues des responsables, notamment celles du Premier ministre Tammam Salam et du ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk. « Une escalade du mouvement de protestation est envisagée actuellement, a-t-il poursuivi. Une grande réunion se tiendra dimanche prochain avec toutes les municipalités, les partis et la société civile. Nous espérons que le gouvernement prendra une décision au plus vite. »

« Ce n'est ni un service public ni une décharge ! »
Par ailleurs, le Mouvement écologique libanais (LEM) s'est adressé hier au ministre de l'Environnement en lui faisant remarquer qu'« il est erroné de considérer la décharge de Naamé-Aïn Drafil comme étant un service public, étant donné qu'un service public devrait profiter à la population, non nuire à sa santé ». Selon le communiqué, la décharge sanitaire n'en est pas une, puisque toutes sortes de déchets y sont jetés depuis toutes ces années, sans tri. Le texte dénonce « l'insistance du ministre à prétendre que la prolongation de l'activité dans la décharge est inévitable, qu'elle est "technique" et pour quelques mois seulement, sachant que les rapports qu'il a présentés au Conseil des ministres montrent que la fermeture ne peut être réalisée avant début 2017 ».
« Les solutions d'urgence existent », souligne le LEM, rappelant l'exemple récent de la fermeture immédiate de l'abattoir de Beyrouth dans le cadre de la campagne pour l'hygiène alimentaire menée par le ministre de la Santé, ainsi que celle du dépotoir de Bourj Hammoud en 1997, quand les déchets avaient été emmenés dans l'urgence à une carrière à Naamé.
Lors de sa réunion du 8 janvier, le Conseil des ministres devrait de nouveau discuter du plan national de gestion des déchets, préparé par une commission parlementaire avec un retard de huit mois. Le précédent débat qui avait eu lieu la semaine dernière a montré des divergences entre les ministres à ce propos.

La Fédération des municipalités du Haut-Gharb-Chahar a tenu hier une conférence de presse pour réaffirmer que la décision de fermer la décharge de Naamé-Aïn Drafil le 17 janvier prochain est irrévocable.Cette décharge est gérée depuis plus de 17 ans par la compagnie privée Averda chargée par l'État de la gestion des déchets du Mont-Liban et du Grand Beyrouth. Déjà en janvier dernier, des sit-in avaient bloqué la route des camions-bennes de la compagnie, organisés par le Rassemblement pour la fermeture de la décharge de Naamé-Aïn Drafil, formé d'habitants et d'écologistes excédés par les conditions de vie insupportables autour de la décharge sursaturée. Les menaces de sit-in pareils dès le 17 janvier prochain se succèdent, notamment en l'absence d'alternative.« Les participants à cette réunion...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut