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Malgré le « pardon » de sa victime, le passé de Polanski reste un lourd fardeau

Un juge de Los Angeles refuse de rouvrir le dossier du cinéaste pour « mauvais traitements judiciaires ».

Roman Polanski accompagné de son épouse Emmanuelle Seigner, il y a quelques années lors du Festival de Cannes. Photo AFP

Un juge californien a refusé de rouvrir le dossier de l'affaire Roman Polanski, a rapporté l'AFP. Le cinéaste est poursuivi par la justice depuis qu'il a été accusé, en 1977, d'avoir violé une adolescente de 13 ans.
Le juge James Brandlin, de la Cour supérieure de Los Angeles (Californie), a refusé une nouvelle audience demandée par les avocats de M. Polanski, qui voulaient arguer de mauvais traitements judiciaires, afin éventuellement d'essayer de faire classer l'affaire, a précisé l'AFP. Le juge a estimé que cette demande n'avait « aucune base constitutionnelle » et que M. Polanski avait d'autant moins le droit à une audience sur ce thème qu'il a fui la justice américaine il y a 37 ans. Dans sa décision de neuf pages, rendue publique, le juge a également rappelé que les États-Unis réclamaient toujours son extradition.
En 1977, le cinéaste, alors âgé de 43 ans, avait été accusé d'avoir violé la jeune Samantha Gailey (ensuite devenue épouse Geimer), après l'avoir fait boire à l'issue d'une séance de photos. Il avait ensuite plaidé coupable de relations sexuelles illégales avec une mineure, évitant ainsi le procès. Mais, libéré après 42 jours de prison, il avait quitté les États-Unis avant le prononcé de la peine, craignant d'être lourdement condamné.
L'affaire ressurgit régulièrement. En octobre dernier, les autorités américaines avaient demandé ainsi en vain son interpellation alors qu'il se trouvait en Pologne. En septembre 2009, Roman Polanski, polonais naturalisé français en 1976, avait été arrêté en Suisse sur la base d'un mandat d'arrêt international américain, emprisonné quelques semaines puis assigné à résidence plusieurs mois dans son chalet de Gstaad, avant que Berne ne refuse l'extradition et lui rende sa liberté de mouvement.
L'an dernier, Samantha Geimer a écrit un livre avec son avocat sur la soirée du 10 mars 1977 où, selon elle, M. Polanski lui avait fait boire du champagne et lui avait donné un somnifère avant de lui imposer des relations sexuelles dans la maison de Jack Nicholson. Désormais âgée de 51 ans, elle avait ajouté qu'elle avait pardonné à Roman Polanski, réalisateur notamment de Rosemary's Baby, Chinatown, Le Locataire ou encore Tess.

Un juge californien a refusé de rouvrir le dossier de l'affaire Roman Polanski, a rapporté l'AFP. Le cinéaste est poursuivi par la justice depuis qu'il a été accusé, en 1977, d'avoir violé une adolescente de 13 ans.Le juge James Brandlin, de la Cour supérieure de Los Angeles (Californie), a refusé une nouvelle audience demandée par les avocats de M. Polanski, qui voulaient arguer de mauvais traitements judiciaires, afin éventuellement d'essayer de faire classer l'affaire, a précisé l'AFP. Le juge a estimé que cette demande n'avait « aucune base constitutionnelle » et que M. Polanski avait d'autant moins le droit à une audience sur ce thème qu'il a fui la justice américaine il y a 37 ans. Dans sa décision de neuf pages, rendue publique, le juge a également rappelé que les États-Unis réclamaient toujours son...
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