Le chef d'un des groupes islamistes sectaires les plus violents du Pakistan devrait sortir de prison cette semaine, ont annoncé hier des responsables locaux, une semaine après le massacre de 134 écoliers par des talibans qui a choqué le pays.
Cette annonce sème la confusion au moment où le gouvernement d'Islamabad s'est officiellement engagé après ce carnage à éradiquer l'extrémisme sans exception, y compris les groupes avec lesquels il est depuis longtemps accusé de collusion. En effet, Malik Ishaq est le chef du Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), un groupe armé interdit proche d'el-Qaëda, qui a revendiqué de nombreuses attaques meurtrières ces dernières années, dont deux contre la minorité chiite ayant causé la mort de près de 200 personnes en 2013. Considéré par le département d'État américain comme un « terroriste global », mais influent dans la province du Pendjab, fief du Premier ministre Nawaz Sharif, Malik Ishaq devrait sortir de prison demain, selon des sources judiciaires. Lundi, une commission de trois juges de la Haute Cour de Lahore, capitale du Pendjab, l'a en effet blanchi des accusations d'incitations à la violence et à la haine pour lesquelles il est détenu, a annoncé un responsable de l'administration judiciaire.
Moyen Orient et Monde
Libération du chef d’un des groupes islamistes les plus violents du Pakistan
OLJ / le 24 décembre 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine