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Moyen Orient et Monde - Conflit

Sur l’Ukraine, le maître du Kremlin persiste et signe

Vladimir Poutine, en difficulté sur le front économique, n'a rien cédé hier sur le conflit en Ukraine, dénonçant à la fois les Occidentaux « qui ont tort » dans le traitement de la crise et « l'opération punitive » lancée par Kiev contre les rebelles prorusses.
« J'estime que nous avons raison en ce qui concerne la crise en Ukraine. Et comme je l'ai déjà dit, nos partenaires occidentaux ont tort », a déclaré le président russe dans une formule lapidaire, lors de sa conférence de presse annuelle. Vladimir Poutine a accusé les Occidentaux de n'avoir pas su contrôler les pro-européens arrivés au pouvoir à Kiev il y a un an, après la chute du président Viktor Ianoukovitch : « Il n'y aurait pas de guerre civile aujourd'hui en Ukraine. Mais nos partenaires occidentaux ont choisi une autre position. » Ces propos n'ont été suivis d'aucune ouverture susceptible de faire avancer le règlement du conflit dans l'est de l'Ukraine qui a fait plus de 4 700 morts depuis la mi-avril. Cette semaine, l'UE avait indiqué attendre « des actes » concrets de la part du Kremlin et Washington a laissé entendre qu'un changement de ton pourrait entraîner une levée rapide des sanctions.
« Dans le sud-est de l'Ukraine, les autorités de Kiev mènent une opération punitive », a déclaré M. Poutine. « Après le coup d'État mené à Kiev par la force armée », les nouvelles autorités n'ont pas souhaité entamer un dialogue avec l'est prorusse mais « ont envoyé la police, puis l'armée quand cela n'a pas suffi et maintenant ont instauré un blocus économique », a-t-il poursuivi. Un discours qui semble loin des attentes de la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, qui a déclaré mercredi que l'Union européenne attendait « des actes » de la part du Kremlin témoignant de sa volonté de régler le conflit en Ukraine. En outre, interrogé de manière très directe par un journaliste ukrainien sur le nombre de militaires russes qui combattent aux côtés des séparatistes et sur ceux qui sont morts en Ukraine, Vladimir Poutine a éludé la question. Il s'est contenté d'évoquer ceux qui « suivant l'appel de leur conscience, accomplissent leur devoir ou qui en tant que volontaires combattent dans l'est de l'Ukraine. Il ne s'agit pas de mercenaires car ils ne reçoivent pas d'argent », a ajouté le président russe.
Enfin, Vladimir Poutine n'a pas non plus donné d'espoir quant à une éventuelle libération de l'ukrainienne Nadia Savtchenko, pilote d'hélicoptère militaire détenue en Russie où elle risque la peine de mort ou la prison à perpétuité pour « meurtre ».

Vladimir Poutine, en difficulté sur le front économique, n'a rien cédé hier sur le conflit en Ukraine, dénonçant à la fois les Occidentaux « qui ont tort » dans le traitement de la crise et « l'opération punitive » lancée par Kiev contre les rebelles prorusses.« J'estime que nous avons raison en ce qui concerne la crise en Ukraine. Et comme je l'ai déjà dit, nos partenaires occidentaux ont tort », a déclaré le président russe dans une formule lapidaire, lors de sa conférence de presse annuelle. Vladimir Poutine a accusé les Occidentaux de n'avoir pas su contrôler les pro-européens arrivés au pouvoir à Kiev il y a un an, après la chute du président Viktor Ianoukovitch : « Il n'y aurait pas de guerre civile aujourd'hui en Ukraine. Mais nos partenaires occidentaux ont choisi une autre position. » Ces...
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