Paul Rosalie explique avoir participé au tournage de « Eaten alive » pour attirer l’attention sur la disparition de la forêt amazonienne. Timothy Clary/AFP
Amoureux de la forêt amazonienne, Paul Rosolie affirmait s'être fait avaler vivant par un anaconda pour un documentaire choc. Mais contrairement aux promesses de ce défenseur américain de l'environnement, l'expérience n'a pu être menée à terme, comme l'ont découvert dimanche soir des centaines de milliers de spectateurs américains déçus, après la retransmission du documentaire Eaten Alive (Dévoré vivant), diffusé aux États-Unis par Discovery Channel.
L'idée, expliquait Paul Rosolie avant la diffusion du documentaire, lui était « venue après avoir passé dix ans dans la forêt amazonienne et son habitat ». « Tout le monde sait qu'elle disparaît, mais il n'y a pas assez de gens qui y font attention. Nous avons donc voulu faire quelque chose qui choque vraiment les gens et provoquer des réactions. » Des experts lui ont fabriqué une combinaison spéciale en fibre de carbone, équipée de caméras, d'un système pour respirer et d'un autre pour communiquer avec l'extérieur. L'équipe avait choisi un anaconda femelle de 6 mètres. « Il n'a pas immédiatement essayé de me manger. Il a essayé de s'échapper, a raconté Paul Rosolie. Mais quand je l'ai provoqué et ai commencé à agir plus comme un prédateur, alors il s'est tourné et s'est défendu. »
« Coup publicitaire »
Mais la suite ne s'est pas vraiment déroulée comme il l'avait raconté. Enserré dans les anneaux de l'animal, Rosolie a craint d'avoir le bras brisé. « J'ai senti sa mâchoire sur mon casque et je pouvais entendre ses gargouillis et son sifflement », a-t-il déclaré peu après avoir été libéré du serpent. « Toute sa force était concentrée sur mon bras, j'ai commencé à sentir que ma main n'était plus irriguée, que l'os commençait à se tordre et qu'il allait casser », a-t-il expliqué pour justifier son appel à l'aide.
Dimanche soir, après la diffusion du documentaire de deux heures, le jugement des spectateurs était sans appel. « "Dévoré vivant", la blague », commentait un internaute. « "Dévoré vivant?" En fait, "un serpent m'a brièvement bavé dessus" », twittait un autre. Il faut dire que Rosolie avait affirmé avant la diffusion avoir passé une heure à l'intérieur du corps de l'anaconda, ajoutant même y avoir perdu « la notion du temps ».
Après l'annonce de l'émission, certaines critiques avaient déjà été féroces, notamment du groupe de défense des animaux Peta qui a dénoncé un « coup publicitaire » et affirmé que si c'était vrai, le serpent avait été « tourmenté pour des taux d'audience ».
(Source : AFP)


Était-ce un Libanais(h), l’anaconda en question ? !
13 h 34, le 09 décembre 2014