Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Bavures Policières

La colère des Noirs se propage aux États-Unis

Encore un homme de couleur, non armé, abattu par un officier blanc, en Arizona cette fois.

À New York, les manifestants brandissaient des pancartes lumineuses portant l’inscription suivante : « La vie des Noirs compte. » Timothy A. Clary/AFP

Avec la multiplication des bavures policières à l'encontre de Noirs américains, le mouvement de protestation prenait de l'ampleur hier, provoquant à nouveau des débats sur la question raciale. Aux trois Noirs sans arme tués ces récents mois par des policiers blancs, s'est ajouté le cas d'un Noir de l'Arizona non armé, abattu à bout portant, dans un corps-à-corps avec un officier qui voulait l'interpeller.
Ces bavures ont fait descendre dans la rue des milliers d'Américains, qui protestent contre l'impunité dont ont jusqu'ici bénéficié les policiers responsables. Plus de 200 personnes ont été arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi à New York, lors d'une seconde nuit de manifestations après la décision d'un grand jury de ne pas poursuivre un policier. « La vie des Noirs compte », « le racisme tue », ou encore « Ferguson est partout ». Derrière des pancartes de défense des droits civiques, des milliers de personnes ont ainsi donc manifesté à New York, mais également dans d'autres grandes villes américaines comme Chicago, Boston, Philadelphie, Baltimore ou Washington, où elles ont paralysé – dans cette dernière ville – le trafic automobile près de la Maison-Blanche.
New York préparait en outre hier les funérailles du jeune Noir abattu par un policier à Brooklyn le 20 novembre, Akai Gurley, alors qu'il n'était pas non plus armé et rentrait tranquillement chez lui. La famille du jeune homme s'est exprimée pour la première fois hier et a demandé justice.

Morts non punies
Aux quatre coins du pays, les Américains de couleur ont dit leur émotion et leur colère, attisées par les images violentes de leurs pairs tués par des policiers à la peau blanche. Traumatisés par ces morts non punies, les manifestants ont en outre appris qu'à son tour Rumain Brisbon, un Noir de 34 ans soupçonné de trafic de drogue, avait été tué jeudi par un policier blanc de Phoenix (État de l'Arizona) qui tentait de l'interpeller.
D'après la police, Brisbon a tenté de s'échapper et a refusé d'obéir « à plusieurs ordres » du policier de 30 ans, dont 7 ans d'expérience. « Une lutte » a eu lieu entre les deux hommes tandis que le policier lui intimait l'ordre de garder sa main dans sa poche. Il a « cru sentir la crosse d'un revolver » et « a tiré deux fois dans le torse de Brisbon ». Mais la poche contenait en réalité une boîte d'analgésique puissant et addictif.

Stopper les abus
« Nous sommes confrontés à des problèmes qui sont réellement de portée nationale et qui menacent le pays tout entier », avait récemment reconnu Eric Holder, le secrétaire à la Justice, lui-même noir. « Nous devons stopper les abus de la police sur les Noirs », a plaidé dans le New York Times un policier noir à la retraite, lui-même victime de violences policières avant de s'engager dans les forces.
Les manifestations ont coïncidé avec l'annonce, jeudi, par M. Holder des conclusions accablantes d'une enquête sur la police de Cleveland. Des réformes de la police seront conduites partout où les enquêtes sur de possibles motivations racistes diront que c'est nécessaire. Une vingtaine d'enquêtes sont en cours.
(Source : AFP)

Avec la multiplication des bavures policières à l'encontre de Noirs américains, le mouvement de protestation prenait de l'ampleur hier, provoquant à nouveau des débats sur la question raciale. Aux trois Noirs sans arme tués ces récents mois par des policiers blancs, s'est ajouté le cas d'un Noir de l'Arizona non armé, abattu à bout portant, dans un corps-à-corps avec un officier qui voulait l'interpeller.Ces bavures ont fait descendre dans la rue des milliers d'Américains, qui protestent contre l'impunité dont ont jusqu'ici bénéficié les policiers responsables. Plus de 200 personnes ont été arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi à New York, lors d'une seconde nuit de manifestations après la décision d'un grand jury de ne pas poursuivre un policier. « La vie des Noirs compte », « le racisme tue », ou...
commentaires (1)

Le moins qu'on puisse dire c'est que quand des nouvelles de ce genre derangent a cause du Sujet, elles sont zappees des prime news , et pourtant on est une societe qui se pretend democratique et surtout parmi tout pour les droits des minorites dans le monde , etant une minorite soi meme chez soi !

FRIK-A-FRAK

11 h 11, le 06 décembre 2014

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Le moins qu'on puisse dire c'est que quand des nouvelles de ce genre derangent a cause du Sujet, elles sont zappees des prime news , et pourtant on est une societe qui se pretend democratique et surtout parmi tout pour les droits des minorites dans le monde , etant une minorite soi meme chez soi !

    FRIK-A-FRAK

    11 h 11, le 06 décembre 2014

Retour en haut