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Sport - Pensée Foot

De la musique et du jeu...

Un contrôle. Une passe. Un autre contrôle. Puis une autre passe. Une transversale. Une temporisation. Puis une accélération. Un drible, une tête décroisée, un centre à ras de terre. Toutes ces actions qui définissent l'essence du football, qui déterminent le résultat d'un match, qui sont travaillées et répétées de manière quasi systématique à l'entraînement peuvent se résumer en une idée, en une seule idée : le rythme. Au-delà des tactiques, des formations, des systèmes de jeu, du choix des joueurs, des millions dépensés par les clubs, des commentaires sur la forme d'Untel ou Untel, sur l'état de la pelouse ou sur le sexe des anges, une seule chose est réellement essentielle dans le football : le rythme.


Que l'équipe choisisse un style défensif ou purement offensif, qu'elle abuse des contre-attaques ou préfère au contraire les attaques placées, qu'elle multiplie les une-deux ou qu'elle s'appuie sur ses atouts dans le domaine aérien, il n'y a qu'une seule (quasi-)certitude sur laquelle une équipe peut s'appuyer pour remporter un match : le rythme. C'est la capacité à imposer son jeu, quel qu'il soit, à son adversaire. C'est la capacité à contrôler un match de la première à la dernière minute. C'est la capacité à résister aux attaques adverses, les périodes « sans », et à savoir, le(s) moment(s) venu(s), briser ses lignes de défense. Les actions chaudes, les occasions manquées et les buts marqués sont tous le résultat d'un changement de rythme, d'un passage d'un temps de latence (ou patience) à un temps d'activité. Autrement dit, cela correspond au fait d'être capable de surprendre son adversaire à un moment donné. De le désorganiser, de l'obliger à se mettre en danger, à dévoiler ses faiblesses car il est essoufflé, oppressé, acculé. À ce moment-là, les petites erreurs s'accumulent et les matches tournent dans un sens ou dans l'autre. À ce moment-là, pour des raisons techniques, tactiques, physiques, contextuelles ou structurelles, une équipe a joué avec son rythme tandis que l'autre a dû le subir.
Les plus grands matches de l'histoire ont opposé deux équipes maîtrisant parfaitement leur rythme et essayant chacune à leur tour de le dicter. Les matchs les plus ennuyeux, quant à eux, ont opposé deux équipes incapables, à ce moment-là, d'être surprenantes, de briser l'ennui. Les matchs les plus inoubliables de l'histoire ont opposé deux équipes si transcendées par leur propre rythme qu'elles pouvaient toutes les deux proposer des moments d'incertitude et de folie.


Ces dernières années, aucune équipe au monde n'a été aussi impressionnante que le Barça de Guardiola, récitant une véritable partition à chaque match. Avec la perfection d'un métronome, avec le génie du virtuose et avec l'unité d'un orchestre. Ce Barça-là, c'était de la musique classique. Épurée et sublime. Mais aucun rythme n'a le monopole de la perfection. Tous peuvent l'atteindre à condition qu'ils soient maîtrisés et aboutis. Comme le Borussia de Klopp ou le Real d'Ancelotti, qui sont comparables, dans toutes leurs facettes, à un grand morceau de rock'n'roll.
Du classique, du rock, de la pop, du jazz, de la techno, du rap, du reggae ou du funk : rien que de la musique... et du jeu !

Un contrôle. Une passe. Un autre contrôle. Puis une autre passe. Une transversale. Une temporisation. Puis une accélération. Un drible, une tête décroisée, un centre à ras de terre. Toutes ces actions qui définissent l'essence du football, qui déterminent le résultat d'un match, qui sont travaillées et répétées de manière quasi systématique à l'entraînement peuvent se résumer en une idée, en une seule idée : le rythme. Au-delà des tactiques, des formations, des systèmes de jeu, du choix des joueurs, des millions dépensés par les clubs, des commentaires sur la forme d'Untel ou Untel, sur l'état de la pelouse ou sur le sexe des anges, une seule chose est réellement essentielle dans le football : le rythme.
Que l'équipe choisisse un style défensif ou purement offensif, qu'elle abuse des contre-attaques ou...
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