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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Zarif : L’Iran n’entend plus les « tambours de la guerre »

L'Iran n'entend plus les « tambours de la guerre » grâce aux progrès dans les négociations nucléaires entre Téhéran et les grandes puissances, a affirmé mardi le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, qui a également assuré que la décision de Téhéran de reprendre les négociations, bloquées depuis plusieurs années, pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire controversé iranien, avait réduit les tensions diplomatiques, un mouvement qui ne pouvait être inversé.
Mais le ministre des Affaires étrangères a démenti que son équipe négociait « comme des marchands de tapis » lors des discussions face au groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) qui ont vu un accord intérimaire être prolongé jusqu'à l'été 2015. « Grâce à ces négociations, la République islamique est devenue plus sûre (...) et moins vulnérable qu'avant », a déclaré M. Zarif lors d'une discours diffusé à la télévision d'État. « Plus personne ne peut battre les tambours de la guerre (...) l'atmosphère hostile créée contre nous a disparu. Le monde a réalisé que la compréhension mutuelle et les intérêts communs peuvent mener à un accord », a-t-il affirmé devant des étudiants.

« Taarof »
Les Occidentaux « croyaient que les iraniens faisaient du taarof », a-t-il expliqué en référence à l'art iranien de la politesse, et pensaient que M. Zarif et son équipe « gagnaient du temps, négociaient comme des marchands de tapis pour faire des concessions de dernière minute », a dit le chef de la diplomatie iranienne. À cause de cette mauvaise interprétation, « nous n'avons pas été capables de parvenir à nos objectifs », a-t-il ajouté, soulignant que les deux parties avaient besoin de temps pour régler les « détails » d'un accord qui mettrait fin à plus d'une décennie de crise diplomatique.
Le président Hassan Rohani, en déplacement dans le nord du pays, a pour sa part affirmé que le défi pour l'Iran était d'améliorer l'état de l'économie soumise à une série de sanctions internationales.
« Le monde a besoin de l'Iran pour (assurer) la sécurité de la région et du monde, et pour la prospérité économique régionale et mondiale », a-t-il affirmé à Gorgan, où il doit inaugurer aujourd'hui une ligne de chemin de fer reliant l'Iran au Kazakhstan, via le Turkménistan.

Pendaison
Signalons qu'un nouveau parti politique réformateur a été officiellement lancé hier en Iran en vue des législatives prévues en 2016, ses fondateurs espérant profiter de l'élan provoqué par l'élection du modéré Hassan Rohani à la présidence en 2013.
Parallèlement, plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont appelé à sauver de la pendaison un Iranien condamné à mort pour avoir insulté le prophète Mohammad sur Facebook. « Il est tout simplement choquant que quelqu'un puisse aller à la potence pour des messages sur Internet jugés vulgaires, offensants ou insultants », a affirmé dans un communiqué diffusé hier Eric Goldstein, directeur adjoint de Human Rights Watch (HRW) pour le Moyen-Orient.
(Source : AFP)

L'Iran n'entend plus les « tambours de la guerre » grâce aux progrès dans les négociations nucléaires entre Téhéran et les grandes puissances, a affirmé mardi le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, qui a également assuré que la décision de Téhéran de reprendre les négociations, bloquées depuis plusieurs années, pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire controversé iranien, avait réduit les tensions diplomatiques, un mouvement qui ne pouvait être inversé.Mais le ministre des Affaires étrangères a démenti que son équipe négociait « comme des marchands de tapis » lors des discussions face au groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) qui ont vu un accord intérimaire être prolongé jusqu'à l'été 2015. « Grâce à ces négociations, la...
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