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L’ école publique plombée par l’afflux des élèves syriens

Pour être admis en maternelle, les enfants syriens devront s’acquitter des frais

01/12/2014

L'enseignement est obligatoire au Liban pour tous les enfants de 6 à 14 ans vivant sur le territoire libanais, depuis la première classe de l'école primaire (onzième, CP ou EB1) au sein de laquelle les enfants apprennent à lire et écrire, et jusqu'à la troisième, à l'issue de laquelle les élèves présentent le brevet. L'enseignement public est donc gratuit pour tous les enfants de 6 à 14 ans vivant au Liban, sans exception. Pour les autres tranches d'âge, l'enseignement public est assuré, sans être obligatoire. Dans le cadre de l'application de la loi, les trois classes maternelles de l'école publique (petite, moyenne et grande sections) sont gratuites pour les petits Libanais de 3 à 5 ans, mais pas pour les réfugiés syriens. Une décision qui a été mise en application cette année, par le ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab. Les parents de petits Syriens désireux de scolariser leurs enfants à l'école publique maternelle doivent s'acquitter des frais dans leur totalité, autrement dit 150000 LL d'inscription, 90000 LL de cotisation à la caisse des parents et 25000 LL de manuels scolaires, sans compter les tabliers. La somme est substantielle pour une famille réfugiée avec trois enfants. C'est la raison pour laquelle la grande majorité des élèves syriens ne rejoignent les bancs de l'école qu'à partir de l'âge de 6 ans. Quant aux parents des élèves libanais (ou de mère libanaise) ils ne paient que la cotisation à la caisse des parents et les tabliers de leurs enfants.
Sans vouloir discuter du bien-fondé de la décision ministérielle en l'absence du financement par la communauté internationale, c'est à l'école maternelle que les élèves apprennent à tenir un crayon, à former les lettres, à lire, écrire et compter et surtout à socialiser. Le handicap avec lequel les petits Syriens commencent leur éducation au Liban est donc compréhensible et normal. Si la crise syrienne perdure, envisager leur scolarisation dès la maternelle n'est pas un luxe, elle est une nécessité, non seulement pour eux-mêmes, mais pour l'homogénéité de niveau des classes de l'école publique.

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