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Moyen Orient et Monde

L’alarme sonne à São Paulo

Là où il pêche depuis trente ans, le Brésilien Ernane da Silva ne voit plus que des broussailles et une terre crevassée par le soleil : ce pêcheur de la région de São Paulo n'a jamais vu la vallée dans cet état.
Cette région du sud-est du Brésil connaît la pire sécheresse des 80 dernières années. Une situation qui alerte de nombreuses autres villes : la déforestation, les températures plus élevées et l'expansion des centres urbains reproduisent ce désastre aux quatre coins de la planète. « J'ai été l'un des premiers pêcheurs à arriver ici et aujourd'hui, je suis l'un des derniers à y rester », déplore cet homme de 60 ans au milieu du barrage de Jacarei, à Piracaia, à 110 km de São Paulo, interrogé par l'AFP.
« Cela fait 30 ans que je pêche ici. Comment aurais-je pu imaginer qu'un jour il n'y aurait plus d'eau ? » se demande-t-il dans un mélange d'incrédulité et de tristesse. Ce problème ne touche pas seulement da Silva, mais aussi des millions d'habitants de cette région, la plus peuplée et développée du pays. Coiffé d'une casquette pour se protéger d'un soleil de plomb, il dit avoir abandonné sa maison au bord du barrage.
« Le manque de pluies a été sévère cette année, accompagné de températures élevées en été comme en hiver, ce qui accélère l'évaporation des barrages, explique le météorologue Marcelo Schneider. Et à la différence des sécheresses antérieures, la population et la demande d'eau sont plus importantes. »
Les retombées économiques de la crise actuelle n'ont pas encore été calculées, mais des experts mettent déjà en garde contre une panne du système.

Là où il pêche depuis trente ans, le Brésilien Ernane da Silva ne voit plus que des broussailles et une terre crevassée par le soleil : ce pêcheur de la région de São Paulo n'a jamais vu la vallée dans cet état.Cette région du sud-est du Brésil connaît la pire sécheresse des 80 dernières années. Une situation qui alerte de nombreuses autres villes : la déforestation, les températures plus élevées et l'expansion des centres urbains reproduisent ce désastre aux quatre coins de la planète. « J'ai été l'un des premiers pêcheurs à arriver ici et aujourd'hui, je suis l'un des derniers à y rester », déplore cet homme de 60 ans au milieu du barrage de Jacarei, à Piracaia, à 110 km de São Paulo, interrogé par l'AFP.« Cela fait 30 ans que je pêche ici. Comment aurais-je pu imaginer qu'un jour il n'y aurait...
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