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Moyen Orient et Monde - USA

Le drame de Ferguson attise les passions dans 170 villes américaines

La police de Los Angeles arrête plus de 180 personnes ; Obama réitère ses appels au calme.

À Los Angeles, des manifestants critiquant la décision de justice qui a dédouané le policier dans l’affaire Ferguson. David McNew/Getty Images/AFP

La tension restait palpable à Ferguson hier après une deuxième nuit de colère contre la relaxe d'un policier.
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans 170 villes des États-Unis mardi soir pour réclamer justice pour Michael Brown, 24 heures après la relaxe du policier qui a abattu le jeune Noir à Ferguson début août. Ces défilés ont été globalement pacifiques, mais la police de Los Angeles a arrêté plus de 180 personnes qui avaient notamment bloqué une autoroute. Une dizaine de personnes ont aussi été arrêtées à New York. Pourtant, des rassemblements de cette ampleur sont un phénomène rare aux États-Unis. De ce fait, ils dénotent la profondeur du traumatisme provoqué par la mort de Michael Brown et le sentiment que rien ne semble jamais changer. Hier soir, des manifestants ont aussi défilé à Cleveland après qu'un policier a abattu un garçon de 12 ans qui s'amusait avec une arme factice. L'agent a tiré alors qu'il se trouvait à moins de trois mètres du jeune Tamir Rice, qui, comme Michael Brown, était noir. De plus, la colère des manifestants a été encore attisée par les premières interviews données par le policier. Darren Wilson, qui affirme avoir été attaqué par la victime, s'y montre sûr de son bon droit, la « conscience tranquille » et dit avoir simplement fait son travail. Sa version des faits a été dénoncée hier par les parents qui l'accusent de salir la mémoire de leur fils.

« Je n'ai jamais vu une chose pareille »
Ferguson, l'épicentre du drame, est restée relativement calme dans la nuit de mardi à hier. Quelque 2 200 militaires étaient venus prêter main-forte à la police locale pour éviter que ne se répètent les violentes échauffourées de lundi soir. Une douzaine de bâtiments avaient été brûlés et plusieurs magasins mis à sac. Hier matin, la tension restait encore palpable. Quatre à cinq hommes blancs barricadaient les fenêtres d'un garage de voitures pas très loin du commissariat de police de Ferguson. « J'ai vu des manifestations autour de la mairie de Ferguson, puis je suis allé me coucher, et ce matin je me suis réveillé et j'ai vu que toutes les fenêtres (du magasin) étaient cassées », a raconté John Adams, l'un des employés. « J'ai vécu ici toute ma vie et je n'ai jamais vu une chose pareille. Ils disent qu'ils sont pacifiques, mais est-ce que ça vous semble pacifique ça? » a-t-il dénoncé.
De son côté, le président Barack Obama, qui a réitéré ses appels au calme, a reconnu que le problème dépassait largement Ferguson dans un pays où, « dans trop de régions, il existe une profonde défiance entre les forces de l'ordre et les communautés de couleur ».
(Source : AFP)

La tension restait palpable à Ferguson hier après une deuxième nuit de colère contre la relaxe d'un policier.Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans 170 villes des États-Unis mardi soir pour réclamer justice pour Michael Brown, 24 heures après la relaxe du policier qui a abattu le jeune Noir à Ferguson début août. Ces défilés ont été globalement pacifiques, mais la...
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