La commission septuple réunie hier sous la présidence du député Robert Ghanem. Photo Ani
La commission septuple chargée d'élaborer une nouvelle loi électorale a tenu hier sa première réunion à la place de l'Étoile. La séance a été précédée d'une réunion préparatoire la semaine dernière à Aïn el-Tiné. La prochaine réunion a été fixée à mardi prochain, le président de la Chambre ayant accordé à la commission un délai d'un mois pour mettre au point une nouvelle loi. Son président, le député Robert Ghanem, ainsi que tous ses membres sont restés discrets hier sur la teneur de la réunion.
Seul le député des Forces libanaises, Georges Adwan, a accepté de répondre aux questions des journalistes, en veillant toutefois à ne rien transmettre comme indications au sujet du débat. « Nous avons décidé lors de la séance d'aujourd'hui (hier, NDLR) de nous abstenir d'en parler. Nous respecterons cet engagement jusqu'à mardi prochain, date de la prochaine réunion. Le député Marwan Hamadé sera rentré de La Haye et le débat aura pris un aspect plus sérieux », a-t-il déclaré. Il s'est contenté d'affirmer, en réponse à une question, que les Forces libanaises restent attachées au projet de loi « que nous avons élaboré conjointement avec le courant du Futur et le Parti socialiste progressiste ». À ce projet de loi mixte, c'est-à-dire ralliant la proportionnelle et la majoritaire, s'ajoute un autre, présenté par le président de la Chambre Nabih Berry. « Nous sommes ouverts au débat », a affirmé Georges Adwan en réponse à une question, souhaitant que « les autres parties prennent également la peine de débattre de notre projet ».
Prié de commenter par ailleurs le récent appel du chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, à ne retenir que la candidature du chef des FL, en plus de sa candidature, à la présidentielle comme condition de sa participation à la séance électorale, Georges Adwan a appelé le général Aoun à « se rendre à l'hémicycle pour élire un président, et que le gagnant félicite l'autre ». Rappelant que le 14 Mars ne cesse d'appeler à l'exercice démocratique au sein de l'hémicycle, il a en tout cas jugé que le chef du CPL « semble y adhérer à son tour, ce qui est une bonne chose... Qu'il se rende donc à la prochaine séance électorale, dont nous souhaitons pouvoir rapprocher la date ». S'agissant du scénario d'une troisième candidature, qui dissuaderait le CPL de prendre part à la séance, Georges Adwan a précisé que « nul ne peut empêcher d'autres candidatures, celles-ci relevant de l'exercice démocratique par excellence ».
Pour leur part, les députés Alain Aoun et Ali Bazzi ont insisté sur le « sérieux du débat » au sein de la commission pour la loi électorale.


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