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Liban - Hommage

À Marrakech, les réussites arabes honorées par Takreem

La 5e édition des prix Takreem, qui récompensent les réussites arabes, a mis en relief des talents peu connus du public, leur offrant ainsi la reconnaissance de leurs pairs.

Issa Abu-Issa et Nadwa Qaragholi remettant conjointement le trophée Takreem à la lauréate marocaine Amina Laraki Slaoui.

« Cette cinquième édition est sans aucun doute la plus réussie », selon Ricardo Karam qui a créé en 2009 l'initiative Takreem dans le but d'honorer des réussites arabes. Distinguant dans 9 catégories, de la science à la culture, des hommes et des femmes modèles de réussite, les prix Takreem, décernés le 8 novembre à Marrakech (après Beyrouth, Doha, Manama et Paris, les années précédentes), ont pour but d'abord d'inspirer les jeunes, mais aussi d'améliorer globalement une image des Arabes trop détériorée.
À rebours de ces clichés, les parcours exceptionnels des lauréats de Takreem ont été célébrés lors de la soirée de remise des prix, présentée par la journaliste vedette Laïla al-Shaïkhli, en présence de 400 invités, dont plus de la moitié avaient fait le déplacement, et de certains membres du jury de Takreem, en tête desquels SM la Reine Noor al-Hussein, SAR la Princesse Banderi Alfaisal, SE Sheikha Paula al-Sabah, M. Carlos Ghosn, M. André Azoulay et lady Hayat Mroué Palumbo.


Le coup d'envoi de la cérémonie a été donné par Ricardo Karam qui a précisé que « le Moyen-Orient est tourmenté par la violence et l'effusion de sang ». « La litanie des explosions qui traversent nos écrans de télévision comme une avalanche est un rappel quotidien douloureux que la paix est très loin, a-t-il souligné. Cependant, le monde arabe est en vie. Takreem célèbre les contributions intellectuelles d'hommes et de femmes arabes qui devraient être une source d'inspiration pour nous tous. Grâce à ces exemples, nous pouvons prouver que notre monde arabe reste un lieu d'initiative, de créativité, de pensée positive et d'esprit d'entreprise. »
Le prix de la femme arabe de l'année a distingué la Yéménite Amal Basha, pour son combat pour le respect des droits de l'homme, en général, et des femmes, en particulier. Depuis l'âge de 7 ans, elle refuse de porter le voile dans un pays où le niqab est adopté par plus de 95 % des femmes. Et elle a fondé le « Sisters Arabic Forum for Human Rights », qui milite pour l'abolition des discriminations faites aux femmes.
La Marocaine Amina Laraki Slaoui, qui a créé la première ONG de son pays pour l'intégration et l'inclusion des handicapés, a reçu, pour sa part, le prix de la philanthropie. Fière sur scène dans son fauteuil roulant, elle a reçu une standing ovation du public.


Le prix scientifique a été remis à l'Irakienne Lihadh al-Ghazali pour ses contributions dans le domaine de la génétique clinique et ses recherches sur les maladies génétiques propres au Moyen-Orient.
L'Égyptienne Azza Kamel, fondatrice de l'ONG Alwan Wa Awtar, s'est vue décerner le prix de l'innovation dans l'éducation pour son intégration à la société, par l'art, des enfants défavorisés.
Le prix de l'excellence dans le domaine de la culture a été attribué au Conservatoire national de musique Edward Said – Palestine pour son travail de réconciliation de milliers d'enfants et de jeunes Palestiniens avec la musique en leur apprenant à jouer d'un instrument ou à chanter dans une chorale de camp de réfugiés.
L'Institut de recherche appliquée Jérusalem – Palestine, fondé par Jad Isaac, a reçu le prix du développement durable et de l'environnement pour sa vision et son travail quotidien afin que l'État palestinien jouisse d'une souveraineté complète sur ses ressources naturelles.


Le prix singulier de l'apport international à la société arabe a récompensé le Fonds américain de secours aux enfants de la Palestine, représenté par son fondateur Steve Sosebee pour sa mission d'identification d'enfants malades ou blessés en Palestine, en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Irak afin de leur assurer l'assistance et les soins médicaux nécessaires dans leur pays ou à l'étranger, si nécessaire.
Les autres prix ont célébré des entrepreneurs : le Jordanien Kamel al-Asmar (créateur du premier réseau de bénévolat du monde arabe) a reçu le prix du jeune entrepreneur et son compatriote Samih Toukan (qui a fondé le premier serveur en langue arabe, réunissant plus de 16 millions d'internautes et qui l'a vendu à Yahoo! réalisant la plus importante opération d'acquisition de technologie dans l'histoire de la région) celui du leadership d'entreprise.
Gilbert Chagoury a reçu le prix « Lifetime Achievement » pour son important parcours professionnel et philanthropique au Liban et dans la région. Il a commencé à travailler comme vendeur à l'âge de 17 ans. Il a par la suite fondé au Nigeria le groupe Chagoury qui a grandi et s'est diversifié pour devenir l'une des principales sociétés basées en Afrique avec plus de 10 000 employés.
Le prix « Lifetime Achievement » a été également décerné à titre posthume à la mémoire du grand journaliste, homme politique et diplomate libanais Ghassan Tuéni. Il a fait de son journal, an-Nahar, une voix de référence digne de confiance au Liban et dans le monde arabe. Il a été l'instigateur d'importantes résolutions de l'Onu en faveur du Liban, en particulier la résolution 425 qui a exigé le retrait d'Israël conduisant à la mise en place de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

 

Des talents reconnus par les pairs
La singularité de Takreem se situe dans le professionnalisme et l'impartialité dans le processus de sélection des lauréats depuis l'appel à candidatures et la constitution et vérification des dossiers, jusqu'à la délibération du jury international composé d'éminentes personnalités et en passant par le travail fondateur et méticuleux des Comités d'experts composés de personnes respectées et respectables de la société civile, de l'univers académique et du tissu économique des différents pays arabes.
Ne recevant aucune aide étatique, Takreem vit et survit grâce à ses fidèles sponsors « Salam International, l'alliance Renault-Nissan, Amec, CCC, Total et Nesma ».
L'initiative semble aujourd'hui bien lancée, comme en témoigne la confiance de son fondateur Ricardo Karam. « Nous touchons de plus en plus de personnes, des anciens lauréats se déplacent même par leurs propres moyens pour assister à la remise des prix. » Une communauté s'est créée autour de l'initiative, regroupant anciens lauréats, amis et sponsors, qui appellent à perpétuer les rencontres de Takreem. Leur souhait pourrait bien se concrétiser dès l'an prochain, Ricardo Karam travaillant au lancement d'un forum pour réunir ces parcours qui font écho aux valeurs de Takreem : « Rendre fiers 350 millions d'Arabes. »

« Cette cinquième édition est sans aucun doute la plus réussie », selon Ricardo Karam qui a créé en 2009 l'initiative Takreem dans le but d'honorer des réussites arabes. Distinguant dans 9 catégories, de la science à la culture, des hommes et des femmes modèles de réussite, les prix Takreem, décernés le 8 novembre à Marrakech (après Beyrouth, Doha, Manama et Paris, les années précédentes), ont pour but d'abord d'inspirer les jeunes, mais aussi d'améliorer globalement une image des Arabes trop détériorée.À rebours de ces clichés, les parcours exceptionnels des lauréats de Takreem ont été célébrés lors de la soirée de remise des prix, présentée par la journaliste vedette Laïla al-Shaïkhli, en présence de 400 invités, dont plus de la moitié avaient fait le déplacement, et de certains membres du jury...
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