Les réactions à la campagne entamée la semaine dernière par le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, dans le secteur de l'hygiène alimentaire, créant un scandale à ce niveau, se sont poursuivies hier encore.
Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a ainsi appelé à la formation « d'un comité pour la sécurité sanitaire des aliments, qui regrouperait tous les ministères concernés ». Affirmant qu'il refuse « que ce dossier soit politisé », il a assuré que « nous ne nous rétracterons pas », sinon « nous nuirons au tourisme et à la santé du citoyen ».
« Je suis fier du secteur touristique », a encore affirmé M. Pharaon, au cours d'une conférence de presse. « La corruption touche ce secteur à l'instar de tous les autres secteurs, a-t-il ajouté. Je n'accepte pas toutefois que tout le secteur soit considéré comme étant corrompu. » Ce secteur « constitue 10 à 20 % du PIB et assure des opportunités de travail à des centaines de milliers de personnes », a précisé le ministre, soulignant qu' « il est de notre devoir de le soutenir ».
« La corruption atteint tous les secteurs, et les établissements touristiques ne peuvent faire le travail du ministère de la Santé », a encore déclaré le ministre. « Le nombre de cas d'empoisonnement alimentaire au Liban sont parmi les plus faibles de la région », a-t-il conclu, appelant à la promulgation de la loi sur la sécurité sanitaire des aliments.
Par ailleurs, le mohafez de Beyrouth, Ziad Chbib, a effectué une tournée dans l'abattoir de Beyrouth. Il a appelé à « prendre les mesures sanitaires nécessaires pour préserver la salubrité des lieux et la santé de ceux qui y travaillent ».
Le dossier de l'hygiène alimentaire a également été au cœur de la réunion de la commission parlementaire de l'Agriculture et du Tourisme, ainsi que des réunions qu'a tenues le ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb.
Le leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a quant à lui affirmé dans sa déclaration hebdomadaire à l'organe du parti, al-Anba', que la campagne entamée dans ce secteur est « une bataille ouverte » et qu' « il est de la responsabilité du gouvernement de l'adopter ».
Liban
Pharaon : Nous refusons que le dossier de l’hygiène alimentaire soit politisé
OLJ / le 18 novembre 2014 à 00h00

