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Les pays du G20 sont parvenus à s'entendre hier au terme d'âpres négociations en promettant une « action forte et efficace » pour le climat, appelant du bout des lèvres à passer à la caisse pour financer le Fonds vert de l'Onu. Une référence au climat dans le communiqué final était pourtant loin d'être acquise lors d'un sommet de deux jours à Brisbane, en Australie, pays hôte opposé initialement à toute mention de ce sujet, de même que l'Arabie saoudite, selon une source proche des négociations. Mais après « une guerre de tranchées », selon l'expression d'un diplomate européen, et des avancées « pas à pas » dans les pourparlers, les pays les plus riches de la planète se sont finalement accordés pour soutenir « une action forte et efficace pour faire face au changement climatique ». Les pays du G20 ont aussi réaffirmé leur « soutien à la mobilisation de moyens financiers pour l'adaptation » des pays victimes des changements climatiques, tel le Fonds vert des Nations unies, destiné à aider les pays pauvres les plus exposés, sans toutefois avancer de chiffres. Membre du G20, la France s'est félicitée d'être à l'initiative de la mention du Fonds vert dans le communiqué final, ce qui constitue de facto un encouragement à y participer.
De plus, les pays les plus puissants du monde, qui représentent 85 % pour la richesse mondiale, sont tombés d'accord à Brisbane sur plusieurs sujets importants, estimant notamment qu'ils pouvaient encore accélérer leur rythme de croissance ou qu'il convenait d'accroître la transparence dans les règles fiscales.

