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Liban

Machnouk et les 4 priorités du ministère de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur durant son intervention. Photo Dalati et Nohra

« La réforme du secteur de la sécurité au Liban », thème d'un congrès financé par l'Union européenne auquel le ministère de l'Intérieur a été associé, a donné l'occasion à Nouhad Machnouk de se livrer à une évaluation de son action dans ce secteur, à la lumière des priorités qu'il s'était fixées à son entrée en fonctions, sans aucune expérience policière sinon ce qu'il savait de la « sécurité politique ».
M. Machnouk a défini ces cinq priorités comme suit : 1- Les rapports entre l'armée, les FSI et la Sûreté générale, qui laissaient à désirer et que le ministre estime n'avoir réglés qu'à 30 ou 40 % ; 2- Les réfugiés syriens, qui représentent environ 35 % de la population actuelle du Liban et sont responsables d'environ 46 % des vols et autres atteintes à la sécurité ; 3- Le plan de sécurité, qui demeure bancal en dépit des progrès effectués à Saïda et Tripoli, et jusqu'à un certain point à Esral ; 4- La question des prisons et la nécessité de la construction d'un nouveau pénitencier à dimension humaine, ce qui prendra environ 3 ans, mais que personne n'est enthousiaste à financer.
Par ailleurs, M. Machnouk s'est accordé le crédit d'avoir procédé à l'augmentation des effectifs des FSI et de la Sûreté générale (respectivement 8 000 et 2 000 éléments) pour compenser un contingent d'agents dont 5 % vont annuellement à la retraite. Il a enfin annoncé pour dans une semaine la définition des critères de toute nouvelle entrée de Syriens au Liban en tant que réfugiés.

« La réforme du secteur de la sécurité au Liban », thème d'un congrès financé par l'Union européenne auquel le ministère de l'Intérieur a été associé, a donné l'occasion à Nouhad Machnouk de se livrer à une évaluation de son action dans ce secteur, à la lumière des priorités qu'il s'était fixées à son entrée en fonctions, sans aucune expérience policière sinon ce qu'il savait de la « sécurité politique ».M. Machnouk a défini ces cinq priorités comme suit : 1- Les rapports entre l'armée, les FSI et la Sûreté générale, qui laissaient à désirer et que le ministre estime n'avoir réglés qu'à 30 ou 40 % ; 2- Les réfugiés syriens, qui représentent environ 35 % de la population actuelle du Liban et sont responsables d'environ 46 % des vols et autres atteintes à la sécurité ; 3- Le plan de...
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