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Moyen Orient et Monde - Crise Ukrainienne

Les menaces des Occidentaux contre la Russie reprennent de plus belle

Moscou accuse les observateurs de l'OSCE de soutenir de facto Kiev.

Des miliciens prorusses prenant position dans une région près de Donetsk, alors que les combats reprennent malgré la trève. Menahem Kahana/AFP

La Russie est montrée du doigt par Kiev et les Occidentaux pour la dégradation de la situation dans l'est de l'Ukraine où le cessez-le-feu instauré début septembre est aujourd'hui moribond. Plus de 4 000 personnes ont déjà été tuées dans cette zone depuis le début des hostilités en avril. Selon ses services, le président ukrainien Petro Porochenko a exprimé, dans un entretien téléphonique avec son homologue finlandais, « ses profondes inquiétudes concernant l'afflux massif de troupes et d'armement lourd en provenance de Russie ».
Pour la Russie, « une réponse courte : non », a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, interrogé sur la présence de soldats russes en Ukraine. « Nous espérons beaucoup que le bon sens va l'emporter et que l'on comprendra que le partenariat avec la Russie ne peut pas être réalisé sous la pression des sanctions contre notre pays », a ajouté M. Loukachevitch.
Pour sa défense, la Russie a accusé hier les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe déployés en Ukraine de soutenir de facto les autorités de Kiev dans le conflit opposant les forces régulières aux séparatistes prorusses.
Par conséquent, Londres a menacé hier Moscou de nouvelles sanctions si elle ne s'engage pas à résoudre le conflit en Ukraine, au lendemain d'un énième démenti sur la présence de troupes russes dans l'est. « Si la Russie adopte une approche positive vis-à-vis de la liberté et de la responsabilité de l'Ukraine, ces sanctions pourraient être retirées », a déclare David Cameron, le Premier ministre britannique. Mais « si la Russie continue de faire empirer la situation, ces sanctions pourraient s'intensifier. C'est aussi simple que ça », a averti M. Cameron. Mercredi, la porte-parole du département d'État américain Jen Psaki avait déclaré que Washington « continuait de travailler » avec l'Union européenne en vue d'éventuelles nouvelles sanctions contre la Russie, avant d'ajouter : « Nos alliés et partenaires se préparent avec nous à élargir et à approfondir les sanctions existantes. » De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel affirmait mardi que l'UE, qui doit examiner la question lundi prochain, ne prévoyait pas de nouvelles mesures contre la Russie au-delà de la possibilité d'allonger la liste des responsables ukrainiens prorusses visés par les sanctions déjà approuvées.

Une offensive dimanche ?
Un célèbre journaliste de la télévision ukrainienne, Andriï Tsaplienko, a écrit sur sa page Facebook qu'un responsable séparatiste, piégé au téléphone par des soldats ukrainiens, avait indiqué qu'une offensive rebelle était prévue pour dimanche. Cette information a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux où les internautes ukrainiens discutent depuis plusieurs jours de la probabilité d'une offensive russe.
« L'essentiel est que les forces armées soient prêtes à faire face à tout événement », a commenté le ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak. Le représentant ukrainien à l'Onu Iouri Sergueev a assuré pendant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu mercredi que la Russie avait également accumulé environ 39 000 militaires, 200 chars, 640 systèmes d'artillerie et plus de 120 avions de combats à la frontière ukrainienne. À noter que jeudi, les bombardements ont repris dans les environs de l'aéroport de Donetsk que forces loyalistes et séparatistes se disputent depuis des mois, selon un correspondant de l'AFP.
Enfin, une fillette de cinq ans est morte hier à la suite d'un tir de mortier dans la région séparatiste prorusse de Lougansk, ont annoncé les autorités de Kiev, accusant les rebelles d'être à l'origine des tirs.Quatre soldats ont aussi perdu la vie et cinq autres ont été blessés, a par ailleurs indiqué l'état-major de l'opération ukrainienne dans l'est.

La Russie est montrée du doigt par Kiev et les Occidentaux pour la dégradation de la situation dans l'est de l'Ukraine où le cessez-le-feu instauré début septembre est aujourd'hui moribond. Plus de 4 000 personnes ont déjà été tuées dans cette zone depuis le début des hostilités en avril. Selon ses services, le président ukrainien Petro Porochenko a exprimé, dans un entretien téléphonique avec son homologue finlandais, « ses profondes inquiétudes concernant l'afflux massif de troupes et d'armement lourd en provenance de Russie ».Pour la Russie, « une réponse courte : non », a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, interrogé sur la présence de soldats russes en Ukraine. « Nous espérons beaucoup que le bon sens va l'emporter et que l'on comprendra...
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LÀ... LES CHOSES NE VONT PAS. DES DEUX CÔTÉS ON BRANDIT DES ÉPÉES À DOUBLE TRANCHANTS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

16 h 40, le 15 novembre 2014

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Commentaires (2)

  • LÀ... LES CHOSES NE VONT PAS. DES DEUX CÔTÉS ON BRANDIT DES ÉPÉES À DOUBLE TRANCHANTS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 40, le 15 novembre 2014

  • Personne ne «dicte sa conduite» à la France, a prévenu ce vendredi soir le premier ministre français Manuel Valls. (Il ment ) Israel lui dicte sa loi avec Georges I Abdallah . Une réponse à l'ultimatum lancé un peu plus tôt dans la journée par Moscou au gouvernement français, qui a refusé livrer le Mistral à la Russie mercredi, comme l'y invitaient pourtant les autorités russes depuis plusieurs semaines. Moscou a ainsi laissé jusqu'à fin novembre aux autorités françaises pour remettre un premier navire militaire si elle ne veut pas s'exposer à de «sérieuses demandes de compensation», selon une source russe «haut placée» citée, vendredi, par l'agence Ria Novosti. L'annonce de Moscou a fait figure d'énième rebondissement dans le feuilleton Mistral. Vendus pour 1,2 milliards d'euros à la Russie, ces bâtiments de projection et de commandement se retrouvent au cœur d'un imbroglio diplomatico-militaire depuis la décision de hollandouille de suspendre leur livraison jusqu’au règlement politique de la crise ukrainienne. Comprenne qui voudra !

    FRIK-A-FRAK

    15 h 31, le 15 novembre 2014

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