Deux voitures piégées ont explosé hier près des ambassades fermées d'Égypte et des Émirats arabes unis dans la capitale libyenne Tripoli, contrôlée par des milices, faisant au moins trois blessés. Deux gardes de sécurité de l'ambassade égyptienne ont été légèrement blessés, a précisé l'agence officielle libyenne Lana, alors que les témoins sur place ont fait état d'un seul blessé.
La voiture piégée était garée dans un parking tout proche de la chancellerie dans le quartier de Dahra. Les vitres de la chancellerie ont été brisées et des voitures garées à proximité endommagées, de même que le portail, dans l'explosion survenue tôt le matin. Au Caire, les Affaires étrangères ont condamné l'attaque « terroriste », précisant que les violences en Libye faisaient « planer le doute sur l'efficacité d'un dialogue avec des groupes obscurantistes terroristes qui refusent de rendre les armes et de renoncer à la violence ». Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères du gouvernement reconnu par la communauté internationale a condamné « l'absence d'un État légitime à Tripoli, désormais entre les mains de milices armées qui s'en prennent par la menace des armes, aux citoyens, aux institutions publiques et aux missions diplomatiques ».
De son côté, le ministre émirati des Affaires étrangères, cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, a qualifié de « terroriste » cet attentat « à la voiture piégée » qu'il impute aux « groupes armés, dont Ansar ach-Charia et Fajr Libya ». Pour rappel, Fajr Libya avait accusé les Émirats et l'Égypte, deux pays hostiles aux islamistes, d'avoir lancé des raids aériens en août contre ses forces qui étaient alors engagées dans la bataille pour le contrôle de l'aéroport de Tripoli. Les raids ont été confirmés par les États-Unis, et les pays occidentaux ont estimé qu'ils ajoutaient aux tensions en Libye. L'Égypte, quant à elle, a nié toute « implication directe » dans cette opération, tandis que les Émirats ont maintenu le silence sur leur participation à ces raids.
Moyen Orient et Monde - Libye
Voitures piégées près des ambassades d’Égypte et des Émirats
OLJ / le 14 novembre 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine