L'amicale des anciens de la faculté de droit et des sciences politiques de la deuxième branche de l'Université libanaise a tenu lundi soir son dîner annuel en présence du ministre de l'Information Ramzi Jreige, du bâtonnier de Beyrouth Georges Jreige, de l'ancien ministre Élias Hanna, du commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire le juge Sakr Sakr et de nombreuses figures juridiques, médiatiques et militaires. Après une allocution prononcée par le président de l'amicale, l'avocat Louis Hanna, le bâtonnier de Beyrouth Georges Jreige a estimé que « les Libanais doivent dépasser leurs affiliations politiques et communautaires afin de manifester ensemble pour revendiquer l'élection d'un président de la République et refuser la prorogation ». « Les élections constituent un droit du peuple et l'élection d'un président est un devoir pour tous les responsables », a-t-il ajouté, rappelant que « le métier d'avocat est un métier à la hauteur de la patrie qui ne peut qu'être juste et qui ne peut accepter des compromis au niveau des grandes causes nationales ». Et le bâtonnier de poursuivre : « Nous ne demandons pas l'impossible. Nous voulons juste un État qui puisse empêcher les meurtres et les violences et qui encourage le développement avant qu'il ne soit trop tard. Un État qui ne se vante pas de son incapacité mais qui se sente fautif à chaque fois qu'il ne mène pas à bien sa mission. »
S'adressant aux candidats aspirant à faire partie du comité de l'ordre des avocats, M. Jreige a rappelé que le syndicat ne doit pas être miné par les affiliations politiques et partisanes et que tout membre du comité se doit de travailler au profit de l'ordre quelles que soient ses orientations politiques. « Pas de chapelle dans cette cathédrale », a-t-il enfin dit, en allusion à l'ordre des avocats.

