L'appel du chef du Rassemblement démocratique, le député Walid Joumblatt, aux druzes de Syrie à couper les ponts avec le régime syrien n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd...
Le secrétaire général de la section libanaise du parti Baas, Fayez Chokr, a ainsi accusé hier M. Joumblatt de « rejoindre, à travers ses positions, la posture sioniste visant, avec l'aide de son allié turc, à mettre en place une zone d'exclusion aérienne à la frontière syro-palestinienne pour diviser la Syrie ».
M. Chokr a accusé Walid Joumblatt de faire partie d'un « complot terroriste » mené par « les forces sionistes, colonialistes et leurs instruments au sein du gang terroriste et takfiriste, ce qui représente un grand danger, non seulement pour la Syrie et ses habitants, mais pour le Liban dans son ensemble, et surtout pour les régions frontalières libanaises à proximité de ces villages ».
« Le rôle dangereux que Walid Joumblatt aspire, en donnant des coups de cornes, à jouer aujourd'hui, constitue un défi dangereux pour les Libanais et les Syriens, et constitue une source de grandes craintes pour eux dans ces circonstances difficiles », a ajouté le responsable baasiste.
Ce n'est pas la première fois que M. Joumblatt fait face à des accusations de trahison de la part des dirigeants baassistes. La première attaque du genre avait eu lieu à l'automne 2000, lorsqu'il avait réclamé au Parlement un rééquilibrage des relations libano-syriennes dans l'esprit de l'appel des évêques maronites de septembre de la même année. Le chef du Parti socialiste progressiste avait été victime, dans l'hémicycle, d'une attaque en règle du député Assem Kanso, qui l'avait accusé d'être un « agent sioniste ».


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19 h 24, le 12 novembre 2014