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Moyen Orient et Monde - Négociations

Discussions serrées sur le nucléaire iranien à l’approche de la date butoir

Sergei Kiriyenko, directeur de la société russe Rosatom, et Ali Akbar Saleh, directeur de l’Organisation de l’énergie atomique en Iran, signent un accord pour la construction de 2 réacteurs nucléaires à Bouchehr. Maxim Shemetov/Reuters

De hauts responsables de l'Iran et des grandes puissances ont eu hier à Mascate de nouvelles discussions sur le nucléaire iranien.
L'Iran et le groupe 5+1 (Royaume-Uni, Chine, France, Russie, États-Unis et Allemagne) se sont donné jusqu'au 24 novembre pour conclure un accord global sur ce dossier qui empoisonne les relations internationales depuis plus de 10 ans. Après deux jours de sessions parfois tendues dans la capitale omanaise entre le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et son homologue américain John Kerry, des discussions entre de hauts responsables des deux camps se sont tenues hier à huis clos, avant une dernière ligne droite, à partir du 18 novembre à Vienne. « Nous sommes raisonnablement optimistes mais pas au point d'être sûrs qu'un accord puisse être conclu », a déclaré, de son côté, aux journalistes le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergei Ryabkov.
« Nous ne travaillons pas à un plan B, ça c'est sûr », a précisé M. Ryabkov. Mais « si pour quelque raison que ce soit ou quelque développement que ce soit, nous n'y arrivons pas, je pense que nous aurons le temps au soir du 23 (novembre) de développer une alternative ».

« Jeter des ponts »
De plus, à la question de savoir pourquoi les négociations semblaient dans l'impasse, il a parlé de « l'incapacité des parties à jeter des ponts au-dessus de profonds fossés comme les sujets de l'enrichissement (d'uranium) ou des sanctions » internationales imposées à la République islamique.
Pour rappel, le département d'État avait qualifié les pourparlers entre MM. Zarif et Kerry, à l'issue desquels aucune percée n'avait été annoncée, de « durs, directs et sérieux », tout en estimant qu'il y avait « encore du temps ». Pour sa part, l'un des négociateurs iraniens, le vice-ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, a déclaré que « parvenir à un résultat d'ici au 24 novembre, c'est très difficile, mais nous ne désespérons pas ». À noter que les discussions d'hier, auxquelles participaient aussi des experts techniques, étaient dirigées par la représentante ad hoc de l'Union européenne Catherine Ashton. La délégation iranienne a notamment tenu des entretiens bilatéraux avec celles de la Russie et de la Chine. Parallèlement, M. Kerry a rejoint Pékin où, en marge d'un sommet Asie-Pacifique, l'Iran a été au menu d'une rencontre lundi entre les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine.

(Source : AFP)

De hauts responsables de l'Iran et des grandes puissances ont eu hier à Mascate de nouvelles discussions sur le nucléaire iranien.L'Iran et le groupe 5+1 (Royaume-Uni, Chine, France, Russie, États-Unis et Allemagne) se sont donné jusqu'au 24 novembre pour conclure un accord global sur ce dossier qui empoisonne les relations internationales depuis plus de 10 ans. Après deux jours de sessions parfois tendues dans la capitale omanaise entre le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et son homologue américain John Kerry, des discussions entre de hauts responsables des deux camps se sont tenues hier à huis clos, avant une dernière ligne droite, à partir du 18 novembre à Vienne. « Nous sommes raisonnablement optimistes mais pas au point d'être sûrs qu'un accord puisse être conclu », a déclaré, de son...
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