Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Transition

« Le temps joue en défaveur » du Burkina Faso

L'armée et l'Union africaine travaillent ensemble pour un gouvernement intérimaire civil.

Le président de l'Union africaine, Mohammad Ould Abdel Aziz serre la main du lieutenant-colonel Zida, chef de l'armée. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Le président de l'Union africaine, Mohammad Ould Abdel Aziz, est arrivé hier à Ouagadougou pour rencontrer les protagonistes de la crise burkinabée et discuter du processus de restitution du pouvoir aux civils, détenu par l'armée depuis la chute du président Compaoré.
Alors que le lieutenant-colonel Zida, chef de l'armée, avait rejeté l'ultimatum posé par l'UA, ce dernier a finit par rencontrer le président de l'UA. « L'UA peut dire "dans trois jours", ça n'engage que l'Union africaine. L'important, c'est de parvenir à un consensus pour aller au bout d'une année sans problème et faire des élections dont les résultats seront acceptés par tous », avait déclaré l'homme fort du Burkina. De son côté M. Ould Abdel Aziz a expliqué, : « Nous sommes venus pour participer à la solution » de la crise politique, qui « viendra des Burkinabés ». « L'UA n'est pas venue pour vous imposer quoi que ce soit, pour vous menacer de quoi que ce soit. Mais votre principale menace, c'est que le temps joue en votre défaveur et qu'il joue en défaveur de toute notre organisation ».
Par conséquent, hier, l'opposition a transmis à l'armée leur « Charte de la transition », Constitution intérimaire adoptée dimanche soir. D'après le pasteur Henri Yé, chef de la commission, les militaires « ont reçu le document, ils vont venir le travailler et voir quelle est la suite des choses ». Il a également ajouté que « dans les jours à venir, rapidement, un forum pourra être convoqué de manière à ce qu'il y ait un large consensus sur le document ».
De plus, les autorités militaires sont « en train de s'activer pour convoquer des assises en vue d'arrêter le scénario » de sortie de crise, a affirmé Bénéwendé Sankara, un leader de l'opposition, qui a requis de la « flexibilité » de la part de l'Union africaine. L'armée et les civils diffèrent notamment sur la répartition des postes dans les futurs gouvernements et le Parlement de transition. « C'est normal que les négociations durent. Après 27 ans, ce n'est pas facile de déterrer les pylônes implantés par Blaise Compaoré », dont le régime contrôlait tous les pouvoirs, remarque Luc Damida, journaliste et chercheur burkinabé spécialisé dans la lutte contre la corruption.
(Source : AFP)

Le président de l'Union africaine, Mohammad Ould Abdel Aziz, est arrivé hier à Ouagadougou pour rencontrer les protagonistes de la crise burkinabée et discuter du processus de restitution du pouvoir aux civils, détenu par l'armée depuis la chute du président Compaoré.Alors que le lieutenant-colonel Zida, chef de l'armée, avait rejeté l'ultimatum posé par l'UA, ce dernier a finit par rencontrer le président de l'UA. « L'UA peut dire "dans trois jours", ça n'engage que l'Union africaine. L'important, c'est de parvenir à un consensus pour aller au bout d'une année sans problème et faire des élections dont les résultats seront acceptés par tous », avait déclaré l'homme fort du Burkina. De son côté M. Ould Abdel Aziz a expliqué, : « Nous sommes venus pour participer à la solution » de la crise politique, qui...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut