Le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta arrivait en tête du premier tour de l'élection présidentielle hier en Roumanie, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote. Il recueille entre 41,5 et 38,2 % des suffrages, contre 32,1 à 31,2 % pour son adversaire de droite Klaus Iohannis, issu de la minorité allemande, selon ces sondages émanant de quatre instituts. Les deux hommes devraient s'affronter au cours d'un second tour le 16 novembre. « Je me réjouis du fait qu'un si grand nombre de Roumains ont confiance dans mon programme, qui vise à développer la Roumanie et à mettre fin à la discorde », a déclaré M. Ponta à son siège de campagne. « J'appelle les Roumains qui ne veulent pas accorder tout le pouvoir à un seul parti à me soutenir », a de son côté lancé M. Iohannis, assurant qu'il « remporterait le second tour ». Trois candidats se disputent la troisième position, avec environ 5 % des voix chacun. Ancien procureur âgé de 42 ans et Premier ministre depuis 2012, M. Ponta a notamment mis en avant son bilan économique pour séduire un électorat las des promesses électorales dans le pays le plus pauvre de l'Union européenne après la Bulgarie. M. Iohannis, 55 ans, s'est pour sa part engagé à transposer à l'ensemble du pays le modèle de développement de sa ville natale de Sibiu, dont il est le maire depuis 2000. Le politologue Ovidiu Voicu, de la Fondation Soros, évoque néanmoins des risques pour l'indépendance de la justice émanant d'un « pouvoir sans partage » concentré entre les mains des sociaux-démocrates si M. Ponta remportait la présidence, alors que sa coalition de centre-gauche dispose d'une très large majorité au Parlement. Bogdan Cristel/Reuters


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