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Moyen Orient et Monde - Hong Kong

Le mouvement prodémocratie dément toute ingérence extérieure

Si une manifestation de soutien aux protestataires hongkongais s’est déroulée hier à Londres, ces derniers ont pour leur part démenti toute manipulation extérieure de leur mouvement. Suzanne Plunkett / Reuters

Les dirigeants du mouvement prodémocratie de Hong Kong ont démenti avec force hier les accusations du chef du gouvernement local selon lesquelles les protestataires étaient manipulés par des « forces extérieures ». Dans un entretien dimanche soir avec une télévision de Hong Kong, Leung Chung-ying a assuré que des « forces extérieures » originaires d'autres pays attisaient les flammes du mouvement prodémocratie, sans pour autant identifier ces forces étrangères.

Fournir des preuves
Le chef de l'exécutif s'est attiré les moqueries des leaders du mouvement prodémocratie, qui expliquent que les protestataires sont motivés par leur soif de libertés démocratiques et leur mécontentement face aux inégalités croissantes dans l'ancienne colonie britannique. « Mes liens avec l'étranger se limitent à mon téléphone coréen, mon ordinateur américain et mon "Gundam" japonais (série animée où les robots figurent en bonne place). Et bien sûr, tout ça est "Made in China" », a ironisé Joshua Wong, un des leaders des étudiants, qui sont à la pointe du mouvement. Alex Chow, président de la Fédération des étudiants de Hong Kong, a également démenti les accusations du chef du gouvernement, le mettant au défi de donner des exemples concrets de ce qu'il avance. « Il veut clairement s'en prendre au mouvement en le qualifiant de révolution colorée. Mais j'espère qu'en tant que chef de l'exécutif comptable de ses actions, il fournira les éléments de preuve pour étayer ses accusations », a-t-il déclaré.

« Forces antichinoises »
Les médias officiels chinois ont accusé à plusieurs reprises des « forces antichinoises » comme les États-Unis de manipuler les protestataires. Sur le continent, l'expression « révolution colorée », termes utilisés par Pékin pour désigner un mouvement politique financé par l'étranger, revient de plus en plus souvent. Pékin a aussi mis en garde contre toute ingérence étrangère dans les affaires de Hong Kong.
M. Leung s'exprimait après de nouveaux heurts violents entre policiers et manifestants, qui avaient fait 20 blessés aux premières heures dimanche. Depuis, la situation est calme à Hong Kong, à la veille du dialogue prévu entre gouvernement et étudiants.
(Source : AFP)

Les dirigeants du mouvement prodémocratie de Hong Kong ont démenti avec force hier les accusations du chef du gouvernement local selon lesquelles les protestataires étaient manipulés par des « forces extérieures ». Dans un entretien dimanche soir avec une télévision de Hong Kong, Leung Chung-ying a assuré que des « forces extérieures » originaires d'autres pays attisaient les flammes du mouvement prodémocratie, sans pour autant identifier ces forces étrangères.
Fournir des preuvesLe chef de l'exécutif s'est attiré les moqueries des leaders du mouvement prodémocratie, qui expliquent que les protestataires sont motivés par leur soif de libertés démocratiques et leur mécontentement face aux inégalités croissantes dans l'ancienne colonie britannique. « Mes liens avec l'étranger se limitent à mon téléphone...
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