Le Conseil des ulémas, principal organe des dignitaires musulmans pakistanais, a condamné hier l'État islamique (EI) au moment où des responsables s'inquiètent de la propagation de ces jihadistes au Pakistan, puissance nucléaire déjà endeuillée par les attentats des talibans et d'el-Qaëda. « L'islam et les musulmans ne peuvent pas soutenir le meurtre d'innocents et la destruction de leurs biens par l'EI », estime le Conseil, qui regroupe des intellectuels et des imams pakistanais à la fois modérés et considérés proches du pouvoir à Islamabad. Le Conseil « appelle la population et la jeunesse des pays musulmans à ne pas coopérer avec quelconque groupe violent dont les actions vont à l'encontre des enseignements de l'islam et du prophète Mohammad », poursuit le communiqué. Les ulémas du Pakistan, géant musulman de plus de 180 millions d'habitants, dénoncent aussi les « atrocités » perpétrées par le gouvernement syrien et la « discrimination » envers les musulmans sunnites en Irak, des facteurs « qui ont permis à des organisations comme l'EI de naître et de gagner en popularité ». Cela dit, s'il critique les autorités en Syrie et en Irak, le Conseil n'approuve pas pour autant l'intervention militaire contre les combattants de l'EI, appelant plutôt au « dialogue ».
Moyen Orient et Monde
Les ulémas pakistanais se déchaînent contre l’EI... et Assad
OLJ / le 18 octobre 2014 à 00h00


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