(Saul Loeb/archives AFP)
Un chef de la diplomatie effectue généralement de nombreux voyages. Celui des États-Unis, première puissance militaire au monde, en entreprend encore plus. Si Hillary Clinton, en poste durant le premier mandat de Barack Obama, a volé un peu plus d'un million de miles et visité un record de 112 pays, le secrétaire d'État actuel, John Kerry, a volé en deux ans à peu près (il est en poste depuis février 2013) 566 000 miles (911 000 kilomètres) pour des visites dans 55 pays. Ce qui est étonnant par contre est le nombre d'imprévus auxquels a dû faire face M. Kerry. Devant regagner hier Washington après un voyage de six jours successivement au Caire, à Paris et à Vienne, le patron de la diplomatie américaine a dû se rabattre sur un vol commercial pour rentrer à Washington, son vieillissant avion de l'US Air Force étant à nouveau cloué au sol. En août dernier, il avait été contraint de prendre un vol commercial pour rejoindre Washington depuis Hawaï, son appareil souffrant de problèmes électriques, après un voyage durant lequel il avait littéralement fait le tour de la planète. En mars à Londres, un problème mécanique avait été réparé à la hâte. Et à Genève (Suisse) en janvier, en plein milieu de discussions internationales sur le conflit en Syrie, un nouveau transpondeur avait été envoyé des États-Unis, alors que son avion était cloué au sol. Incroyable mais vrai.


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