Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Chine

La police à l’assaut des protestataires de Hong Kong

Les forces de l'ordre ont poursuivi hier leurs opérations pour dégager les sites occupés depuis deux semaines par les manifestants prodémocratie.

Les policiers hongkongais prennent le contrôle de l’avenue de Queensway, à Admiralty, après avoir démantelé les barricades posées par les manifestants. Carlos Barria/Reuters

Dans un effort pour réduire l'étendue du territoire aux mains des protestataires, des centaines de policiers ont commencé à détruire à coups de masse et de tronçonneuse les amas d'acier, de plastique et de bois érigés sur deux des trois sites occupés par les manifestants à Hong Kong : à Admiralty (près du siège du gouvernement) et à Causeway Bay, quartier de commerces de luxe prisé des touristes chinois.
La police a averti que ce serait bientôt au tour de Mongkok, dans la partie continentale de Hong Kong, d'être visé par les opérations de démantèlement. Ce quartier populaire réputé être un repaire des triades, la mafia chinoise, « est déjà un lieu à risque », a déclaré Hui Chun-tak, un porte-parole de la police. « Nos officiers sont désormais prêts à y lancer une opération de démantèlement d'obstacles », a-t-il ajouté, sans préciser quand elle aurait lieu.
La police a également mis en avant, dans un communiqué, des impératifs de sûreté publique. « Les personnes qui occupent illégalement les routes ont provoqué encombrements et chaos dans différents quartiers et ont gravement affecté la vie quotidienne des habitants (...) Afin de garantir la sécurité et de maintenir l'ordre public, la police doit prendre les mesures nécessaires pour retirer les barrières et faire en sorte que le trafic routier puisse être partiellement rétabli », a-t-elle indiqué.

Opération progressive
À Causeway Bay, environ 150 policiers ont démantelé à l'aube une partie des barricades tout en autorisant les protestataires à rester sur leur campement, établi sur une grande artère est-ouest où circulent normalement nombre d'autobus, de voitures et de tramways. L'opération d'évacuation a permis l'ouverture d'une voie de circulation en direction du centre-ville, vers l'ouest.
Quelques heures plus tard commençait l'opération de démantèlement à Admiralty, théâtre la veille de premiers efforts de la police pour détruire les barricades. Des dizaines d'hommes masqués soupçonnés d'être des hommes de main des triades, munis de couteaux, y avaient également surgi pour tenter de dégager le site, une grande avenue coupée au milieu par deux voies de tramway.

Manifestants en pleurs
Les manifestants avaient passé une bonne partie de la journée de lundi à remonter les barricades en coulant des fondations en ciment et en érigeant un mur de bâtons de bambou, de poubelles, de plots et de palettes. Mais mardi, les voitures avaient remplacé les parapluies sur la Queensway. Les manifestants n'ont pas opposé de résistance à ces opérations de police. Certains d'entre eux étaient en pleurs. « Nous allons partir parce que nous n'avons pas les moyens de résister, mais nous n'abandonnerons pas », lançait aux policiers une jeune femme au bord des larmes. Un chef de file des manifestants, Alex Chow, est venu apporter son soutien aux irréductibles de Causeway Bay, en appelant le chef de l'exécutif, Leung Chun-ying, dont les manifestants réclament la démission, à des pourparlers. « Le mouvement Occupy ne rendra pas les armes (...) tant que Leung n'aura pas apporté de solution concrète » aux revendications des protestataires, a assuré le jeune homme, président de la Fédération des étudiants de Hong Kong.
Un sondage publié hier par l'Université de Hong Kong a montré que la cote de popularité du patron de l'exécutif local avait chuté depuis la fin septembre de 2,6 %, à 40,6 %, soit le deuxième taux le plus bas depuis son arrivée au pouvoir en 2012.

(Sources : agences)

Dans un effort pour réduire l'étendue du territoire aux mains des protestataires, des centaines de policiers ont commencé à détruire à coups de masse et de tronçonneuse les amas d'acier, de plastique et de bois érigés sur deux des trois sites occupés par les manifestants à Hong Kong : à Admiralty (près du siège du gouvernement) et à Causeway Bay, quartier de commerces de luxe prisé des touristes chinois.La police a averti que ce serait bientôt au tour de Mongkok, dans la partie continentale de Hong Kong, d'être visé par les opérations de démantèlement. Ce quartier populaire réputé être un repaire des triades, la mafia chinoise, « est déjà un lieu à risque », a déclaré Hui Chun-tak, un porte-parole de la police. « Nos officiers sont désormais prêts à y lancer une opération de démantèlement...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut