Le ministre des Affaires étrangères reçu par le nouveau mufti de la République à Dar el-Fatwa. Photo Dalati et Nohra
Le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil a été reçu hier par le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, qu'il était venu féliciter pour son élection. M. Bassil en a profité, à l'issue de la réunion, pour saluer « les discours rassembleurs que le mufti a prononcés déjà à trois reprises depuis son élection ».
« C'est un discours qui rassemble tous les Libanais et dans lequel nous plaçons de grands espoirs pour consolider l'unité nationale et bloquer la route aux forces du mal qui menacent le Liban et la région, a-t-il poursuivi. Nous y voyons une véritable voie de salut pour sortir des crises nationales et régionales. Ce siège (Dar el-Fatwa) est, je le pense, un point de rassemblement, quelle que soit l'appartenance des personnes. Que serait-ce, alors, si elles croient toutes en un même Dieu ? Malgré toutes les dissensions et la non-acceptation de l'autre, nous trouvons en ce siège une référence non seulement pour les musulmans, mais pour tous les Libanais. »
Et d'ajouter : « Les lignes de démarcation, nous refusons tous d'y retourner. Mais avec le mufti, nous travaillerons à la disparition des lignes de démarcation psychologiques entre les Libanais. »
Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs refusé de répondre à une question sur les critiques lancées contre son parti, le Courant patriotique libre, accusé de compromettre l'élection présidentielle, soulignant que le sujet n'avait pas été soulevé et que ce n'était ni le moment ni le lieu pour l'aborder.

