Les manifestants ne démordent pas, réclamant à Pékin plus de démocratie. Ed Jones/AFP
Dans un entretien diffusé hier par la chaîne TVB, le chef de l'exécutif local, Leung Chun-ying, a déclaré que les manifestants prodémocratie de Hong Kong n'ont « presque aucune chance » d'infléchir la position de Pékin sur l'instauration du suffrage universel. M. Leung a également laissé planer la menace d'une intervention policière pour déloger les manifestants, sans être plus précis. « Nous préfèrerions ne pas dégager les lieux (occupés), mais si un jour il faut le faire, je crois que la police utilisera son jugement professionnel et son entraînement pour recourir à la force minimum », a-t-il affirmé. Cette déclaration fait écho à la menace brandie par les manifestants, quelques heures auparavant, de renforcer leur occupation de la rue, alors que le gouvernement avait annulé jeudi une rencontre entre les deux parties.
Toujours hier, M. Leung a déclaré qu'il ne quitterait pas ses fonctions et prévenu les étudiants contestataires qui exigent son départ que leur mouvement échappait à tout contrôle. « Nul ne peut diriger l'orientation et le rythme de ce mouvement, qui est à présent un mouvement sans contrôle », a-t-il précisé, avant d'ajouter que ces dernières semaines « ont démontré qu'il était facile de lancer un mouvement de masse mais difficile de le stopper ».
(Sources : agences)

