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Moyen Orient et Monde - Conférence

« Gaza reste une poudrière »

Réunis au Caire hier, les États donateurs ont promis une aide de 5,4 milliards de dollars aux Palestiniens, mais exigent le retour à la table des négociations avec les Israéliens.

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, s’exprimant durant la conférence internationale pour la reconstruction de Gaza. Carolyn Kaster/AFP

La communauté internationale a promis hier, lors de la Conférence internationale pour la reconstruction de Gaza, 5,4 milliards d'aide à la bande de Gaza, dévastée par 50 jours de guerre cet été. Toutefois, elle exige des Israéliens et des Palestiniens qu'ils reprennent sérieusement les négociations de paix.
La cinquantaine de pays et organisations internationales représentées ont promis approximativement 5,4 milliards de dollars dont la moitié pour la reconstruction de Gaza, et se sont engagés à payer « dès que possible », a déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères, Boerge Brende, dont le pays était le coorganisateur de la conférence avec l'Égypte.
Le Qatar a promis de très loin la plus grosse contribution lors de la Conférence internationale pour la reconstruction de Gaza, avec 1 milliard de dollars. Washington a pour sa part annoncé une aide immédiate « de 212 millions sur un total de 400 millions de dollars en un an, et l'Union européenne une somme de 450 millions d'euros.

Aide sous condition
Le secrétaire d'État américain John Kerry s'est montré très ferme lors de cette conférence internationale des donateurs, appelant les parties palestinienne et israélienne à reprendre les négociations de paix. « Un cessez-le-feu, ce n'est pas la paix. Nous devons nous rasseoir à la table (des négociations) et aider les parties à faire des choix difficiles », a-t-il lancé. « Ces choix dépassent un simple cessez-le-feu parce que même le cessez-le-feu le plus durable ne peut remplacer la paix, même le cessez-le-feu le plus durable ne peut remplacer la sécurité pour Israël et un État et leur dignité pour les Palestiniens », a ajouté M. Kerry dans un vibrant appel lancé devant une trentaine d'autres chefs de la diplomatie et représentants d'une cinquantaine de pays et organisations internationales.
Le même ton a été adopté par l'Onu et les pays de l'Union européenne, préoccupées par d'autres guerres dans la région, notamment contre l'État islamique. Ils sont aussi lassés par près de sept décennies d'un conflit israélo-palestinien dont le dernier avatar sanglant, en juillet et août, a tué près de 2 200 personnes dans la bande de Gaza et 73 Israéliens.
Également sur un ton ferme, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a déclaré que « Gaza reste une poudrière » et que ses habitants « ont désespérément besoin de voir des résultats dans leur vie quotidienne ». Il a également affirmé être « très en colère » et a rappelé qu'« en 2009, la communauté internationale s'était déjà réunie » en Égypte pour la reconstruction de Gaza. « Nous sommes à nouveau ici "et" le cycle construction-destructions se poursuit, il empire », a-t-il regretté. M. Ban a de même annoncé qu'il se rendrait mardi à Gaza pour « écouter directement » les habitants de l'enclave.
La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, s'est également exprimée, déclarant que « cela doit être la dernière fois que l'on appelle la communauté internationale à reconstruire Gaza ».

Israël campe sur ses positions
Mais la perspective d'une relance des négociations a été fraîchement accueillie par le ministre des Affaires étrangères d'Israël, Avigdor Lieberman, qui n'avait pas été invité au Caire. « Il faut voir dans quel cadre et sur quels points porteraient ces négociations. Si elles ne portent que sur les exigences palestiniennes alors c'est peine perdue », a tranché M. Lieberman, dont le pays maintient toutes ses exigences, notamment le désarmement des combattants des islamistes du Hamas qui dirigent de facto Gaza. Pour sa part, la communauté internationale attend d'Israël un assouplissement du blocus imposé depuis huit ans sur la bande de Gaza et espère aussi une plus grande stabilité politique à Gaza avec la réconciliation récente entre l'Autorité palestinienne et le Hamas.
(Source : AFP)

La communauté internationale a promis hier, lors de la Conférence internationale pour la reconstruction de Gaza, 5,4 milliards d'aide à la bande de Gaza, dévastée par 50 jours de guerre cet été. Toutefois, elle exige des Israéliens et des Palestiniens qu'ils reprennent sérieusement les négociations de paix.La cinquantaine de pays et organisations internationales représentées ont promis approximativement 5,4 milliards de dollars dont la moitié pour la reconstruction de Gaza, et se sont engagés à payer « dès que possible », a déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères, Boerge Brende, dont le pays était le coorganisateur de la conférence avec l'Égypte.Le Qatar a promis de très loin la plus grosse contribution lors de la Conférence internationale pour la reconstruction de Gaza, avec 1 milliard de...
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