L'Amant, Hiroshima mon amour ou Savannah Bay : l'œuvre littéraire, cinématographique et théâtrale de Marguerite Duras est explorée sous toutes ses facettes dans «Duras Song», exposition qui se tiendra au Centre Pompidou du 15 octobre au 12 janvier.
Organisée à la Bibliothèque publique d'information (BPI) du Centre Pompidou, à l'occasion du centenaire de la naissance de l'une des plus grandes incarnations de la littérature du XXe siècle, cette exposition s'appuie sur les archives que Marguerite Duras avait confiées en 1995 à l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC).
Écrivaine à la prose musicale unique mais aussi femme fascinante, elle aurait eu 100 ans en avril, et continue de séduire à l'étranger comme en France. Mais cette exposition laisse en arrière-plan le personnage de Marguerite Duras au profit d'une immersion dans l'œuvre durassienne.
Confiée à Jean-Max Colard, universitaire, critique d'art et directeur de la page « Arts » des Inrockuptibles, et à l'artiste plasticienne Thu Van Tran, «Duras Song» met l'accent sur la tension entre une écriture «du dedans» et une écriture «du monde extérieur».
Des lectures, des rencontres avec des auteurs autour de l'influence de Duras, une rétrospective de ses films complètent l'exposition, riche de très nombreux documents originaux, manuscrits, tapuscrits, extraits de correspondances, photographies et coupures de presse, aux côtés d'un ensemble de documents audiovisuels.
La vie de Duras, née Marguerite Donnadieu, en Indochine française le 4 avril 1914, est aussi celle d'une enfant du siècle, d'une femme engagée dans les combats de son temps. Cependant, assurait-elle, «ce qu'il y a dans les livres est plus véritable que ce que l'auteur a vécu».

