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Moyen Orient et Monde - Présidentielle

Les Brésiliens optent pour la stabilité

Duel acharné entre Dilma Rousseff et Aecio Neves au second tour.

Les deux candidats Dilma Rousseff (PT) et Aecio Neves (PSDB) s’affronteront dans un duel décisif le 26 octobre. Paulo Whitaker/Reuters

La présidente brésilienne de gauche Dilma Rousseff affrontera le 26 octobre le social-démocrate Aecio Neves au second tour d'une élection présidentielle très disputée.
Candidate du Parti des travailleurs (PT) au pouvoir depuis 12 ans, Mme Rousseff a largement viré en tête du premier tour dimanche, avec 41,48 %. Mais son rival du Parti social-démocrate brésilien (PSDB) Aecio Neves, en pleine dynamique d'ascension, a obtenu un score de 33,68 %, bien supérieur aux 26-27 % annoncés par les sondages de samedi. L'ex-populaire gouverneur de l'État de Minas, le deuxième plus peuplé du Brésil, a éliminé l'ex-favorite surprise de cette élection, l'écologiste Marina Silva, qui n'a finalement obtenu que 21,29 % des voix.
De fait, la grande surprise du premier tour de l'élection de dimanche a été la force avec laquelle le sénateur Aecio Neves, longtemps distancé dans les sondages, a surpassé Mme Silva, l'autre candidate du changement. Mais la promesse faite par celle-ci, celle d'une « nouvelle politique » mi-droite, mi-gauche en rupture avec le jeu des grands partis, présentait finalement plus d'inconnues que de certitudes. « L'électeur brésilien a voulu voter pour ce qu'il connaît. Les partis traditionnels se sont imposés », explique David Fleischer, de l'université de Brasilia. Rappelons dans cette perspective qu'au cours des 20 dernières années, les présidentielles brésiliennes ont toutes été des affrontements entre le PT de l'ex-président Lula (2003-2010) et le PSDB de l'ancien président Fernando Cardoso (1995 et 2002).

Rousseff favorite, mais...
Quant aux deux candidats du second tour, ils « ont chacun 50 % de chance de l'emporter. La campagne va être très courte et très intense », a commenté l'analyste politique André César, du cabinet de consultants Prospectiva. « Paradoxalement, la victoire finale va se décider autour des reports de voix déterminants des électeurs de Marina Silva entre les candidats des deux grands partis de la "vieille politique" qu'elle voulait enterrer », a souligné pour sa part Barcelos Vargas, analyste de la Fondation Getulio Vargas. « S'ils votent majoritairement pour Aecio Neves, alors celui-ci sera en condition de l'emporter au second tour », a-t-il ajouté. Les enquêtes d'opinion effectuées jusqu'à présent montrent que 60 % des électeurs de Marina Silva voteraient pour M. Neves, alors qu'elle a été militante du PT pendant 30 ans et ministre de l'Environnement de Lula.
De plus, les résultats du premier tour montrent qu'une grande partie de la campagne se jouera dans le sud-est du pays, la zone la plus industrialisée et peuplée du pays avec de grandes capitales comme São Paulo, Rio de Janeiro et Belo Horizonte. Marina Silva y a enregistré des scores bien souvent supérieurs à sa moyenne nationale. C'est là que les jeunes des classes moyennes avaient majoritairement protesté pour l'amélioration des services publics et contre le système lors de la fronde de juin 2013. « Il existe un désir de changement, des personnes mécontentes de la détérioration de l'économie, spécialement dans les classes les plus favorisées, mais la défense des conquêtes du PT a aussi beaucoup de force au sein de l'électorat », a souligné Joao Augusto de Castro Neves, de Eurasia Group, pour qui Mme Rousseff reste favorite. « Ce n'est pas seulement quatre ans de Rousseff, mais douze du PT, avec croissance économique, hausse du salaire minimum et mise en place des programmes sociaux », a-t-il précisé. « La présidente est favorisée par les puissantes structures du PT, l'administration publique et une ample alliance de partis. Mais elle a contre elle une économie en berne sans perspectives d'amélioration », a repris André César, ajoutant que « Neves part avec beaucoup de force, avec un parti structuré et des militants encouragés par le résultat, mais il lui faudra aussi conquérir les indécis, le ferme soutien de Marina Silva et combattre la peur des Brésiliens d'un changement qui pourrait leur faire perdre les bénéfices sociaux ».
(Source : AFP)

La présidente brésilienne de gauche Dilma Rousseff affrontera le 26 octobre le social-démocrate Aecio Neves au second tour d'une élection présidentielle très disputée.Candidate du Parti des travailleurs (PT) au pouvoir depuis 12 ans, Mme Rousseff a largement viré en tête du premier tour dimanche, avec 41,48 %. Mais son rival du Parti social-démocrate brésilien (PSDB) Aecio Neves, en pleine dynamique d'ascension, a obtenu un score de 33,68 %, bien supérieur aux 26-27 % annoncés par les sondages de samedi. L'ex-populaire gouverneur de l'État de Minas, le deuxième plus peuplé du Brésil, a éliminé l'ex-favorite surprise de cette élection, l'écologiste Marina Silva, qui n'a finalement obtenu que 21,29 % des voix.De fait, la grande surprise du premier tour de l'élection de dimanche a été la force avec laquelle le...
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