Les conséquences de la vacance présidentielle se sont répercutées non seulement sur l'ensemble des rouages de la vie politique interne, affectant le fonctionnement du gouvernement et du Parlement, mais également sur la représentation diplomatique des pays tiers au Liban.
Ainsi plusieurs États, notamment arabes, ont choisi de suspendre pour le moment la nomination de nouveaux diplomates quand bien même ceux qui sont en poste auraient achevé leur mandat. La raison en est simple : tout nouvel ambassadeur doit présenter ses lettres de créance au président de la République qui est seul habilité à remplir cette tâche.
C'est notamment le cas pour l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Aassiri, qui était sur le point de quitter le Liban pour se diriger vers le Pakistan où l'attendait son nouveau poste, pour ensuite être rappelé à Beyrouth conformément à une décision du royaume wahhabite.
Cette mesure exceptionnelle, puisque le diplomate avait déjà fait ses adieux à l'ensemble de la classe politique libanaise, reflète l'importance de la présence d'un ambassadeur sur place en cette période extrêmement délicate et non d'un chargé d'affaires.
Quant à l'ambassadeur d'Égypte, Achraf Hamdi, qui a également achevé sa mission, il n'a pas été réinvesti de son mandat à l'instar du diplomate saoudien. Son successeur prévu, Mohammad Badreddine Zayed, qui a été désigné par le président Abdel Fattah al-Sissi, n'a pu le remplacer à ce jour.
L'ambassadrice de Suisse, Roth Flint, a également quitté Beyrouth le mois dernier. Elle n'a pu être remplacée pour les mêmes raisons en dépit de l'importance du maintien des relations bilatérales entre les deux pays.
Il faut savoir enfin que le statu quo touche également la représentation diplomatique libanaise à l'étranger, sachant que plusieurs ambassadeurs sont déjà passés à la retraite depuis.
Liban
La vacance présidentielle affecte les représentations diplomatiques au Liban
OLJ / le 04 octobre 2014 à 22h51

