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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

Pour le petit Olympia de la rue de Phénicie, une pléiade de vedettes

Dans « Le Jour » du 1er octobre 1968

Toros Siranossian : « J’aime beaucoup mon métier. »

L'Épi-Club, cette « boîte de nuit » si active de la rue de Phénicie, est désormais considéré par un grand nombre de personnes comme étant le petit Olympia de Beyrouth. En effet, les directeurs, les frères Siranossian en l'occurrence, ne reculent devant aucun sacrifice pour faire venir d'Europe des vedettes, des apprenties vedettes ou parfois de très jeunes chanteurs qui, connaissant la consécration à Beyrouth, sont lancés, après cela, dans leur pays d'origine. Pour la plupart d'entre eux, la capitale libanaise est le « tremplin du succès ». Toros Siranossian vient de faire un grand tour d'Europe. Notre collaborateur Maroun Baghdady lui a posé quelques questions sur le programme qu'il présentera durant l'année.
« C'est le 17 octobre qu'aura lieu la réouverture de l'Épi-Club avec un excellent orchestre français : Les Caravelles. Je considère cette formation assez dynamique car elle peut contenter ma clientèle qui est très variée. Mais ce soir-là également débutera le chanteur italien dont les succès sont très connus à Beyrouth (...), Luigi. La critique musicale européenne dit énormément de bien de ce jeune Sicilien de 17 ans (...) Le 31 octobre (...), ce sera le tour de Christine Nérac, que les Libanais apprécient tout particulièrement.
Pour le début du mois de novembre (...) je suis en pourparlers avec Nana Mouskouri qui est devenue »'idole des Parisiens, Amalia Rodriguez, la reine du fado portugais, Marie Laforêt (...). Le 17 novembre, Irène Berthier reviendra au Liban (...) Pour la période des fêtes, ce sera encore Nino de Murcia (...) Les mois de mars et avril seront probablement réservés à Pascal Danel, Mouloudji et le trio Athénée (...)

Propos recueillis
par M. B.

L'Épi-Club, cette « boîte de nuit » si active de la rue de Phénicie, est désormais considéré par un grand nombre de personnes comme étant le petit Olympia de Beyrouth. En effet, les directeurs, les frères Siranossian en l'occurrence, ne reculent devant aucun sacrifice pour faire venir d'Europe des vedettes, des apprenties vedettes ou parfois de très jeunes chanteurs qui, connaissant la consécration à Beyrouth, sont lancés, après cela, dans leur pays d'origine. Pour la plupart d'entre eux, la capitale libanaise est le « tremplin du succès ». Toros Siranossian vient de faire un grand tour d'Europe. Notre collaborateur Maroun Baghdady lui a posé quelques questions sur le programme qu'il présentera durant l'année.« C'est le 17 octobre qu'aura lieu la réouverture de l'Épi-Club avec un excellent orchestre...
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