Le secrétariat général du 14 Mars a tenu hier sa réunion hebdomadaire en son siège à Achrafieh. Dans un communiqué, il a d'abord présenté ses condoléances « au peuple libanais après l'assassinat des militaires enlevés, ces héros du Liban, martyrs de l'armée et de la dignité nationale ». Pour le 14 Mars, « la résolution de la crise nationale des militaires retenus en otage par les groupes jihadistes nécessite d'unifier les rangs derrière le gouvernement et surtout au sein du gouvernement ». « La solidarité ministérielle est un passage obligé pour sauver les soldats », a souligné le communiqué, critiquant « certaines parties libanaises qui transmettent leurs plaintes à travers les médias, alors qu'elles font partie du gouvernement d'intérêt national et qu'elles sont capables de défendre leur point de vue à l'intérieur du cabinet ».
Commentant en outre le début de l'opération menée par la coalition antijihadistes, le secrétariat du 14 Mars a estimé que « la région est entrée dans une nouvelle phase ». Il a surtout valorisé « la solidarité arabe et internationale dans la lutte contre le terrorisme, consacrée par la participation de 40 États aux frappes en Irak et en Syrie ». Cette solidarité prouve d'abord que « l'islam n'est pas lié au terrorisme », et ensuite que la coalition « ne couve pas une agression occidentale contre la région ».
De plus, « l'unanimité internationale à détruire le terrorisme nourrit surtout les espoirs des peuples de construire des États démocratiques et civils, réconciliés avec eux-mêmes et les autres », a ajouté le texte.
Ainsi, « le secrétariat général du 14 Mars tient à préciser dans ce contexte que le terrorisme forme un tout indivisible. Il n'existe pas de terrorisme laïc et un autre islamique, et le terrorisme ne peut être combattu par le terrorisme, mais par une vaste alliance internationale ».
Le communiqué n'a pas manqué de revenir, enfin, sur la question de la présidentielle. « À l'ombre des changements rapides et décisifs dans la région, le secrétariat général estime que la poursuite du projet de l'édification de l'État, à commencer par l'élection d'un président de la République, est un besoin national urgent », a déclaré le 14 Mars.
« Nous faisons assumer au Hezbollah et au Courant patriotique libre la responsabilité du blocage, qu'ils maintiennent à des fins dépassant l'intérêt du Liban », a conclu le communiqué.
Notons que la réunion s'est tenue hier sous la présidence du coordinateur général du 14 Mars, Farès Souhaid, en présence de Moustapha Allouche, Eddy Abillama, Sassine Sassine, Charbel Eid, Rached Fayed, Élias Bou Assi, Mohammad Bou Harfouche, Youssef Doueihy, Nadi Ghosn, Chaker Salamé, Walid Fakhreddine, Sevag Hagopian et Nagib Abou Merhi.
Liban
Le 14 Mars appelle à « une solidarité ministérielle, indispensable pour libérer nos soldats »
OLJ / le 25 septembre 2014 à 00h00


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