À gauche, la rampe d’accès controversée qui assurait un second accès aux non-musulmans à l’Esplanade des mosquées. À droite, la rampe démantelée. Menahem Kahana/Thomas Coex/AFP
Israël a démonté hier une rampe d'accès à l'Esplanade des mosquées à Jérusalem qu'il avait récemment construit pour assurer un second accès aux non-musulmans au lieu saint musulman, a constaté un photographe de l'AFP. La principale rampe d'accès, une construction en bois reposant sur une structure métallique, est, elle, toujours en place.
Depuis qu'Israël a occupé et annexé en 1967 Jérusalem-Est, où se trouvent l'Esplanade des mosquées et le Mur des lamentions qu'elle surplombe, les lieux saints musulmans sont régis par le ministère jordanien des Biens religieux (waqf). Conformément au « statu quo » hérité du conflit de 1967, l'État hébreu ne peut y mener de travaux – archéologiques ou de construction – sans l'accord de Amman. Alors qu'un conflit meurtrier ravageait la bande de Gaza durant l'été, Israël avait pourtant débuté la construction de la seconde rampe. L'archéologue israélien Yonathan Mizrachi, de l'ONG Emek Shaveh qui lutte contre l'usage de l'archéologie au service de la colonisation, a indiqué que cette construction s'était faite « sans coordination avec le waqf ou la Jordanie ». Après des protestations jordaniennes, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a finalement exigé son démantèlement, la qualifiant d'« illégale ».


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