M. Harb, hier, au Sérail, en compagnie du Premier ministre (photo Dalati et Nohra).
Le ministre des Télécommunications et député de Batroun, Boutros Harb, a déploré, dans une déclaration à la presse, l'absence de toute mention d'appui à l'armée et au gouvernement dans le communiqué commun publié par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, à l'issue de leur entretien (voir par ailleurs).
M. Harb a fait une déclaration en ce sens à sa sortie, hier, du Grand Sérail où il avait conféré avec le Premier ministre Tammam Salam. S'adressant aux Libanais, le député de Batroun a déclaré : « Dans le contexte présent, il n'est nullement opportun de permettre aux terroristes et à ceux qui ont enlevé nos fils (les soldats et agents des FSI pris en otage par les jihadistes syriens) de semer la discorde entre nous, entre les communautés, entre le gouvernement et les parents. Plus que jamais, nous devons mettre en évidence notre unité nationale afin de faire face à ceux qui portent atteinte au Liban et à la vie de nos fils. Les négociations sont en cours et l'État n'épargne aucun effort ou aucune partie qui serait en mesure de mener à bien et de faciliter les négociations. »
Évoquant en outre l'entretien entre Michel Aoun et Hassan Nasrallah, M. Harb a déclaré : « J'ai pris connaissance du communiqué conjoint publié à l'issue de la réunion entre Hassan Nasrallah et le général Michel Aoun. J'aurais souhaité que le communiqué comporte une mention de soutien à l'armée et au gouvernement. Aucune mention n'a été faite à ce sujet. Certes, le communiqué appuie l'unité nationale. Mais il est nécessaire de montrer à ceux qui nous portent atteinte que nous sommes unis autour de notre État et de notre armée. »
Avec Bou Faour et Eichhorst
Par ailleurs, le Premier ministre a passé en revue les développements sur la scène locale avec l'ambassadrice de l'Union européenne, Mme Angelina Eichhorst. L'entretien, qui a eu lieu en présence du ministre d'État pour la Réforme administrative, Nabil de Freige, a également porté sur le partenariat entre l'Union européenne et le Liban.
M. Salam a d'autre part tenu une réunion avec le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, qui a souligné, à l'issue de l'entrevue, que les dérapages sécuritaires survenus lundi dernier dans la Békaa, et qui se sont traduits par des enlèvements et des contre-enlèvements entre sunnites et chiites, constituent un développement « extrêmement grave ». « Il n'est pas concevable de transformer le drame vécu par les soldats et les agents des FSI qui ont été enlevés en discorde interne entre Libanais, a notamment déclaré M. Bou Faour. Le gouvernement assume entièrement ses responsabilités à ce sujet et le Premier ministre consacre la majeure partie de son temps au règlement de cette affaire. Le gouvernement, les parents des otages de toutes les confessions, ainsi que l'armée et les citoyens libanais sont dans la même situation. De ce fait, les responsables politiques sont appelés à assumer leurs responsabilités afin de contrôler la situation sur le terrain car le problème est devenu extrêmement grave. »


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