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Liban

Rifi : La convivialité fait partie de l’histoire de Tripoli

Le ministre de la Justice reçu par le prêtre de la paroisse Saint-Élie des grecs-orthodoxes dans le quartier d’el-Mina, à Tripoli.

Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, s'est rendu dimanche à l'église Saint-Élie des grecs-orthodoxes au quartier el-Mina de Tripoli pour manifester sa solidarité avec les chrétiens de la capitale du Liban-Nord.
Au début du mois, des inscriptions antichrétiennes avaient fait leur apparition sur l'un des murs de l'église. Au cours de la semaine écoulée, plusieurs églises de la capitale du Liban-Nord avaient fait l'objet de ce genre d'actes provocateurs visant à semer la discorde entre les diverses communautés chrétiennes, d'une part, et la communauté sunnite, d'autre part, dans la capitale du Nord.
M. Rifi, qui s'est entretenu avec le prêtre de la paroisse Saint-Élie, le père Grégoire Moussa, a dénoncé « les inscriptions antichrétiennes sur les murs de certaines églises de Tripoli ». « La convivialité fait partie de l'histoire de la ville et elle le restera, a-t-il déclaré. Nous faisons face à certaines difficultés qui n'influeront pas sur notre quotidien à Tripoli. Chrétiens et musulmans sont solidaires et préserveront ensemble leurs traditions », a-t-il affirmé.
M. Rifi, qui a également dénoncé l'incident en rapport avec le drapeau de l'État islamique à Achrafieh, a mis dans le même panier ceux qui brûlent la bannière de l'État islamique et ceux qui écrivent des propos menaçants sur les murs des églises, estimant avoir « pris la bonne décision de les poursuivre en justice ». « Nous ne permettrons à personne de mettre en péril notre convivialité et notre unité nationale qui font la richesse du Liban et cela quel que soit le prix à payer, a déclaré le ministre de la Justice. À Tripoli et dans d'autre régions du Liban, les chrétiens et les musulmans du pays ont déjà surmonté maintes épreuves », a-t-il souligné.
Le père Moussa a indiqué de son côté qu'« il faut affronter le mal avec calme et sagesse ». « À Tripoli, nous sommes tous frères, a-t-il affirmé. Nous vivons ensemble depuis des centaines d'années et chrétiens et musulmans partagent leurs joies et leurs peines. »

À Fneydek
Sur un autre plan, le ministre de la Justice s'est rendu à Fneydek, dans le Akkar, pour présenter ses condoléances à la famille du soldat Ali Sayyed, décapité par l'État islamique dans le jurd de Ersal. Dans un mot de circonstance qu'il a prononcé devant les proches du soldat exécuté et devant une délégation de Dar el-Fatwa, M. Rifi a mis l'accent sur la position adoptée par le père de Ali Sayyed qui avait lancé des appels au calme et à la convivialité, notamment entre chiites et sunnites.
« Nous faisons face à une grave crise », a souligné le général Rifi qui a tenu à « saluer le courage des habitants de Ersal », lançant en outre un appel à « la convivialité ». « Nous ne pouvons faire face à cette crise que sur base de l'unité des sunnites, des chiites, des chrétiens et des druzes du Liban, a-t-il déclaré. Il faut laisser de côté les conflits politiques et relever les défis qui se présentent, et je suis certain que nous pouvons surmonter la crise qui frappe le pays », a ajouté M. Rifi.
Le ministre de la Justice a appelé, encore une fois, à partir de Qalamoun, « les habitants de Ersal et de Laboué à l'unité » et à « rester loin des dissensions communautaires afin de faire échec à la discorde qui se trame contre le pays et au complot tissé par les ennemis du Liban ».
M. Rifi s'était rendu, samedi, à Qalamoun, sur l'autoroute Tripoli-Beyrouth, supervisant sa réouverture partielle. La famille et les proches du soldat Ibrahim Samir Mohbat, enlevé le mois dernier par l'EI à Ersal, l'avaient bloquée pour appeler l'État à accélérer les négociations menant à sa libération.
Prenant la parole devant les manifestants, M. Rifi a exprimé sa solidarité et celle du gouvernement avec les parents des soldats et des gendarmes enlevés. Il a voulu être rassurant en relevant que « le gouvernement a adopté un plan pour la libération des militaires enlevés ».

Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, s'est rendu dimanche à l'église Saint-Élie des grecs-orthodoxes au quartier el-Mina de Tripoli pour manifester sa solidarité avec les chrétiens de la capitale du Liban-Nord.Au début du mois, des inscriptions antichrétiennes avaient fait leur apparition sur l'un des murs de l'église. Au cours de la semaine écoulée, plusieurs églises de la capitale du Liban-Nord avaient fait l'objet de ce genre d'actes provocateurs visant à semer la discorde entre les diverses communautés chrétiennes, d'une part, et la communauté sunnite, d'autre part, dans la capitale du Nord.M. Rifi, qui s'est entretenu avec le prêtre de la paroisse Saint-Élie, le père Grégoire Moussa, a dénoncé « les inscriptions antichrétiennes sur les murs de certaines églises de Tripoli ». « La convivialité fait...
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