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Moyen Orient et Monde - Ukraine

Un cessez-le-feu, enfin, après 5 mois de conflit

Le président ukrainien Petro Porochenko confirme l’accord de cessez-le feu en marge du sommet de l'Otan à Newport. Andrew Winning/Reuters

Kiev et les rebelles prorusses ont signé hier un cessez-le-feu et un accord sur le retrait des troupes et un échange de prisonniers, à l'issue d'une rencontre à Minsk destinée à mettre fin à cinq mois de conflit meurtrier dans l'Est de l'Ukraine.
En effet, le cessez-le-feu, qui intervient après de violents combats ayant fait près de 2 600 morts depuis avril, est entré en vigueur à 15h00 GMT. Aucun tir ni bruit d'explosion n'a été entendu après 15h00 GMT à Donetsk, un fief rebelle dans l'est de l'Ukraine, tout comme à Marioupol, dernière grande ville dans l'Est sous contrôle des forces ukrainiennes. « Le cessez-le-feu est basé sur un accord qui a été trouvé lors de ma conversation téléphonique avec le président russe Poutine », a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko, en marge du sommet de l'Otan à Newport (Royaume-Uni). « C'est la raison pour laquelle je pense que (...) c'est désormais notre responsabilité commune de faire durer ce cessez-le-feu longtemps », a-t-il souligné. Aucune précision n'a été donnée sur la durée du cessez-le feu qui constitue un succès pour les séparatistes et la Russie, dans la mesure où il est susceptible d'entériner la perte pour Kiev de plusieurs villes de l'Est après l'avancée victorieuse ces dernières semaines des rebelles, aidés sur le terrain par des militaires russes, selon les Occidentaux.
Le « groupe de contact » comprenant la Russie, l'Ukraine, les séparatistes et l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), qui s'est réuni à Minsk, est parvenu à un accord sur « le retrait des troupes, l'accès de convois humanitaires et un échange de prisonniers sur le principe tous contre tous », selon la représentante de l'OSCE, Heidi Tagliavini. Mme Tagliavini n'a pas toutefois donné de précisions sur les modalités du retrait des troupes. Le Kremlin a salué l'accord sur le cessez-le-feu disant espérer que celui-ci sera « respecté point par point ». De son côté, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a appelé « tous ceux qui sont impliqués dans cet accord à faire preuve de bonne volonté et à prendre des mesures concrètes pour l'appliquer totalement, de manière urgente et efficace ». Pour sa part, le président américain Barack Obama a souligné que le cessez-le-feu devait être suivi d'effets « sur le terrain ». De plus, alors que les États-Unis préparaient, en étroite coordination avec l'UE, de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, accusée de souffler le chaud et le froid dans cette crise, M. Obama a jugé qu'il était préférable d'« imposer des sanctions, quitte à les lever ensuite ».
Toutefois, le cessez-le feu obtenu lors des discussions du « groupe de contact » est très loin du plan de paix souhaité par le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. Ce dernier a rappelé qu'il devait inclure « le retrait des troupes russes, des bandits et des terroristes (les séparatistes, NDLR) et le rétablissement de la frontière ». Mais la marge de manœuvre semble très faible pour Kiev, les troupes du président Petro Porochenko perdant chaque jour du terrain.

Une force de l'Otan « très réactive »
De son côté, l'Otan, qui a annoncé hier la création d'une force « très réactive » capable d'être déployée en quelques jours en cas de crise et son intention de maintenir sa présence dans l'Est de l'Europe, a dit espérer que le cessez-le-feu marquerait « le début d'un processus politique constructif ». « Une chose est de déclarer un cessez-le-feu, mais la prochaine étape cruciale est l'application de bonne foi (du cessez-le-feu) et cela reste à voir », a déclaré le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.
En effet, les pays membres de l'Alliance atlantique ont promis de maintenir « une présence continue » dans l'Est de l'Europe où l'attitude de la Russie inquiète, notamment grâce à la création d'une force très réactive capable de se déployer en quelques jours.
L'Alliance va continuer ses patrouilles aériennes renforcées au-dessus des pays baltes, poursuivre le déploiement de frégates en mer Noire et en mer Baltique, et redoubler les exercices militaires dans l'Est, a indiqué M. Obama, rappelant que les États-Unis avaient promis en juin un milliard de dollars « pour rassurer l'Europe ». « Il faut encore voir où exactement les installations de réception seront localisées. Mais, à ce jour, j'ai pris note que les pays baltes, la Pologne et la Roumanie ont indiqué vouloir accueillir de telles installations », a déclaré M. Rasmussen. « Je pense que cela envoie un message très clair à Moscou », a-t-il encore affirmé.
Comme attendu, la création de la nouvelle force de l'Otan a été aussitôt critiquée par Moscou : « Il s'agit d'une modification significative de la situation militaire dans la région », a déclaré le représentant de la Russie à l'Otan, Alexandre Grouchko.
(Source : AFP)

Kiev et les rebelles prorusses ont signé hier un cessez-le-feu et un accord sur le retrait des troupes et un échange de prisonniers, à l'issue d'une rencontre à Minsk destinée à mettre fin à cinq mois de conflit meurtrier dans l'Est de l'Ukraine.En effet, le cessez-le-feu, qui intervient après de violents combats ayant fait près de 2 600 morts depuis avril, est entré en vigueur à 15h00 GMT. Aucun tir ni bruit d'explosion n'a été entendu après 15h00 GMT à Donetsk, un fief rebelle dans l'est de l'Ukraine, tout comme à Marioupol, dernière grande ville dans l'Est sous contrôle des forces ukrainiennes. « Le cessez-le-feu est basé sur un accord qui a été trouvé lors de ma conversation téléphonique avec le président russe Poutine », a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko, en marge du sommet de l'Otan...
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