Le service de presse des Forces libanaises a dévoilé hier aux médias les principaux points que doit aborder Samir Geagea ce samedi dans le discours qu'il prononcera à Maarab après la messe annuelle à la mémoire des martyrs FL.
M. Geagea adressera à cette occasion un message aux chrétiens du Liban, leur demandant de « ne pas céder à la peur » face aux multiples périls qui menacent le pays, et en particulier le danger jihadiste, et réitérant son rejet total de tout projet de sécurité privée.
Le chef des FL évoquera en long et en large la genèse de l'État islamique (EI, ex-Daech) et dira pourquoi il considère cette organisation comme un « phénomène suspect » ayant surgi soudainement « comme par magie ». Il fera valoir que ce groupe, qui s'inscrit selon lui « à contre-courant de l'histoire, de la nature et de l'évolution de l'homme », n'a « rien à voir avec l'islam ». Surtout, M. Geagea s'emploiera à établir un parallèle entre le terrorisme de Daech et celui des assassins des martyrs du 14 Mars, estimant que les uns et les autres sont « les deux faces d'une même monnaie ». Dans ce cadre, il invitera l'opinion à bien examiner les causes de l'apparition des organisations terroristes dans le monde arabe, en particulier en Syrie et en Irak, pour conclure sur le constat qui veut que la lutte contre l'État islamique et les autres groupes du même acabit doit impérativement passer par « le traitement de ces causes », mais aussi par la généralisation des valeurs de démocratie dans la région.
Cela amènera le chef des FL à parler une fois de plus du printemps arabe et à faire part de son optimisme à long terme quant à son devenir.
Sur le dossier présidentiel, M. Geagea s'en prendra essentiellement à l'attitude du 8 Mars, et en particulier à celle du bloc du Changement et de la Réforme et de son chef, le général Michel Aoun. Il compte mettre en garde contre les atteintes à la Constitution et dénoncer à ce propos « un crime politique complet » et une volonté de « décapiter la République ».
Il s'emploiera par la même occasion à démonter l'argumentation qui sous-tend la proposition d'amendement constitutionnel faite par le général Aoun pour rendre l'élection présidentielle au suffrage universel et la verrouiller sur le plan confessionnel.
À ce propos, il fera valoir que ce n'est guère l'article 49 de la Constitution tel qu'il est qui empêche l'avènement d'un président « fort », mais plutôt « la personnalisation » du dossier et « le refus (du général Aoun) de coopérer avec les autres parties. La solution, dira-t-il, ne réside pas dans l'amendement de la Constitution, mais dans « l'arrêt du chantage et du sabotage ».
Enfin, M. Geagea a l'intention d'évoquer le dossier israélo-palestinien. Il saluera à ce propos le combat que mènent les Palestiniens pour une solution juste à leur cause.


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voila au moins une personne respectable et qui a de l'honneur, merci docteur pour n'avoir pas changer d'un centimetre meme apres avoir fait 11 ans de prison et de surcroit emprisonner par tes propres ennemis, et est sortie enchanger pour le plus grand malheur de ces tortionnaires, et la cerise sur le gateau a demander pardon au peuple libanais !!! quel politicien au liban a eu le courage de le faire .. meme quand certain avait affirmer le fameux "si j'avais su" ne c'est meme pas excuser du peuple libanais.
18 h 25, le 06 septembre 2014