Photo Joe Mezher
« Poupâp, pouâpoupâp »...
Le Beyrouth d'antan, celui de notre enfance aujourd'hui disparu, soudain renaît au tintamarre d'un klaxon qui fait frémir les tympans et réveille des souvenirs profondément enfouis.
Ce klaxon annonce l'arrivée du « biyyé3 el-kaz » (le marchand de pétrole). Dans le passé, avant l'invention de l'électricité, nos grands-parents s'illuminaient le soir avec des lampes à pétrole. Ce carburant précieux était vendu par des marchands qui transportaient leur produit dans des citernes à deux roues, tractées par des chevaux ostentatoirement ornés. Nous-mêmes, étant enfants, sommes une génération qui a connu les derniers de ces marchands ambulants hauts en couleur. Ils se sont depuis longtemps éclipsés du paysage beyrouthin mais, en ces jours de pénurie d'électricité, certains (comme ici à Nabaa, banlieue défavorisée de la capitale) ont subitement refait surface. Faisant revivre bien plus qu'un métier, un folklore.
« Poupâp, pouâpoupâp »... Le klaxon s'éloigne peu à peu, l'étrange attelage s'efface au coin d'une rue tel un rêve improbable. « Poupâp, pouâpoupâp »... Le klaxon résonne encore au loin, si loin, comme un écho venu du fond des âges, de la nuit des temps.
Nostalgie !


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RÉZZZALLÂH ! YÂ HARÂM YÂ LÉBNÉÉÉNE PASSÉ TANT AIMÉ !
15 h 53, le 05 septembre 2014