Le président Sleiman en compagnie de l’ambassadeur de France, Patrice Paoli. Photo Dalati et Nohra
L'ancien président de la République, Michel Sleiman, a mis l'accent hier, devant ses hôtes, sur « la nécessité d'accorder toute l'importance nécessaire au dossier des militaires retenus en otage par les groupes armés et de l'éloigner des tiraillements politiques, dans la mesure où il concerne tout le monde sans exception ».
« Le gouvernement déploie tous ses efforts pour mettre fin à ce dossier et recouvrer les militaires conformément à ce que requiert l'intérêt national supérieur, d'une part, et aux lois en vigueur, de l'autre, de manière à garantir la préservation du prestige de l'État », a noté M. Sleiman.
« L'élection présidentielle est la clef de la solution à tous les problèmes en suspens (...) qui sont appelés à augmenter jour après jour si un président n'est pas élu », a-t-il poursuivi, appelant les députés à « se rendre au Parlement pour exercer les devoirs que la Constitution et la responsabilité nationale leur imposent ».
Dans le cadre de ses audiences, l'ancien chef d'État a reçu hier le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdel Mottaleb Hennaoui, qui s'est prononcé contre un troc entre les détenus islamistes de Roumieh et les otages, et contre le lien entre l'accélération des procès de ces détenus et la question des militaires, deux cas de figure qui « portent atteinte aux militaires eux-mêmes, au droit international et au prestige de l'État ».
Avec le député Antoine Zahra, Michel Sleiman a évoqué la question de l'élection présidentielle et l'initiative du 14 Mars. M. Zahra a déploré les réactions à cette initiative « qui n'étaient pas à la hauteur de la responsabilité nationale ». « L'initiative du 14 Mars sera la seule voie pour une solution lorsque viendra l'heure de la solution », a souligné le député FL de Batroun.
L'ancien président de la République s'est également entretenu avec les députés Jamal Jarrah et Hagop Pakradounian, et l'ambassadeur de France, Patrice Paoli.

