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Diaspora

Baalbeck, un site fantôme, mais toujours aussi grandiose

N. F. | OLJ
01/09/2014

Les conséquences des derniers événements qui ont secoué le Liban cet été, en raison des répercussions de la crise syrienne, sont loin de s'être estompées. Preuve en est l'absence totale de tours organisés au Liban par les agences internationales, relayée par une fréquentation minimale record du site archéologique de Baalbeck.
Quelques voyages ont été cependant programmés à l'intention des descendants de Libanais au Brésil, en Argentine et au Mexique, et des groupes de jeunes ont été reçus par la Fondation maronite dans le monde et l'Union libanaise culturelle mondiale (ULCM). En effet, la demande est croissante au sein des grandes communautés libanaises à l'étranger, et des milliers de Libanais d'origine attendent le feu vert pour réaliser un de leurs grands rêves : celui de pouvoir un jour découvrir le pays de leurs ancêtres.
Le paradoxe est d'autant plus grand qu'à l'ère des nouvelles technologies, les frontières ont disparu. Il n'empêche que nous avons été stupéfaits lorsque, la semaine dernière, après avoir parcouru la plaine de la Békaa en direction de la Cité du Soleil – l'Héliopolis phénico-romaine, centre de pèlerinage de tout l'Empire romain à son apogée il y a 2 000 ans –, nous avons découvert que le site de Baalbeck était vide.
Les jeunes Libano-Argentins, qui s'apprêtent à rentrer en Argentine après avoir été reçus pendant un an par l'association RJLiban, se sont retrouvés tout seuls en compagnie de notre amie franco-algérienne Linda, en cette matinée du mardi 26 août, dans ce site archéologique qualifié, par des missions allemandes et françaises œuvrant à la restauration de vestiges au Proche-Orient, comme l'un des plus grandioses au monde.

Les impressions de Mariel
Plongée dans cette situation surréaliste, Mariel Caram, 22 ans, vivant à Mendoza, ville argentine de montagne célèbre pour son vin, nous a livré ses impressions :
« Pour ma troisième visite des ruines de Baalbeck, j'ai été une fois de plus surprise par l'immensité et l'histoire des civilisations qui sont passées par là. Le guide nous a permis de découvrir encore plus de secrets et d'histoires cachés dans les colonnes et les pierres. Ce fut une journée d'aventures que nous avons terminée dans la forêt des cèdres de Dieu, respirant cet arôme particulier au cèdre qui nous permet d'avoir le Liban dans la peau. Il n'y a pas de mots qui puissent décrire la sensation de pouvoir traverser les années et partager les cultures millénaires à travers ce type de parcours touristique.
Mon séjour d'un an au Liban, avec quinze autres jeunes, m'aura permis encore plus, à travers mes rencontres et mes visites touristiques, d'apporter mon grain de sable afin que le Liban soit connu partout dans le monde. De nombreuses personnes pourraient collaborer à cette cause, et aider les descendants de Libanais à retrouver leurs racines et pouvoir collaborer ainsi à la culture de leur pays d'origine. Ce n'est pas seulement un changement de ville ou de pays, mais aussi un changement qui modifiera pour toujours nos vies. Merci au Liban et à tous nos hôtes. »

N. F.

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