Dans un appel à peine voilé au Courant patriotique libre de Michel Aoun, le numéro deux du mouvement Amal, Ali Hassan Khalil, a mis en garde hier, dans une déclaration faite depuis Adaïssé (Marjeyoun), contre le vide institutionnel au niveau de la présidence et ses conséquences.
« Nous avançons rapidement vers un vide au niveau des autres institutions », a-t-il averti. « Nous assumons nos responsabilités politiques comme si la situation était ordinaire, a ajouté le ministre des Finances. Mais cette fuite en avant (...) est suicidaire pour notre avenir politique. »
« Certains s'emploient à suspendre le cours des choses et à bloquer le jeu institutionnel. Mais ils se trompent, s'ils se croient à l'abri des conséquences politiques de leur action. La stabilité commande que l'on respecte les règles politiques et constitutionnelles ; la stabilité est dans le bon fonctionnement de nos institutions et la répudiation de la logique du vide institutionnel. »
« La confrontation directe avec le terrorisme et les terroristes et takfiristes, a insisté M. Hassan Khalil, exige une autre approche, un autre style. Elle exige que chacun des États arabes existants défende son unité nationale et la place au-dessus de toute autre considération confessionnelle ou politique. Au Liban, elle exige une vigilance exceptionnelle, elle commande aussi que nous évitions toutes les discussions formelles qui affaiblissent le Liban et aggravent la dégradation de la situation. »

