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Liban - Sit-In

Le CCS de nouveau dans la rue : grève générale et revendications salariales

Le syndicat des enseignants a affirmé hier avoir proposé à la Banque mondiale de former un comité d'enquête international pour ouvrir une enquête sur la véritable destination des bénéfices engrangés au Liban « des sommes susceptibles de financer des centaines de hausses des salaires ».

Les manifestants du CCS observant leur sit-in devant le ministère de l’Économie.

Après la décision du ministre de l'Éducation Élias Bou Saab d'octroyer des attestations à l'ensemble des étudiants qui s'étaient présentés aux épreuves du brevet et du baccalauréat, pour pallier le boycott de la correction des examens par les enseignants, le comité de coordination syndical, ayant perdu une carte maîtresse, a une fois eu de nouveau recours à la rue et à la grève générale. Cette dernière a en effet été respectée dans toutes les administrations publiques à Beyrouth, Zahlé, Baabda, Baalbeck, et dans quelques institutions du Akkar. Au Metn et à Aley, les fonctionnaires étaient présents dans leurs bureaux mais n'ont accepté d'effectuer aucune formalité administrative.
À partir de 11 heures, les manifestants du Comité de coordination syndical ont commencé à affluer devant ministère de l'Économie où ils ont tenu leur sit-in, en présence de Hanna Gharib, principale figure du mouvement de manifestation, et le président de la Ligue des fonctionnaires de l'administration publique, Mahmoud Haïdar. Le CCS a fustigé encore une fois « les atteintes aux diplômes officiels et à l'école publique » après la décision du ministre Bou Saab avalisée mardi par la commission parlementaire de l'Éducation. « Vous portez atteinte aux diplômes officiels et à l'école publique », a lancé Mahmoud Haïdar. « Ce crime de la part du ministre de l'Éducation, du gouvernement et des blocs politiques et parlementaires n'est qu'une manœuvre parmi d'autres pour anéantir le CCS, a poursuivi M. Haïdar. Le Comité semble vous gêner. C'est pourquoi vous voulez l'éliminer. Vous nous aviez pourtant affirmé que la grille est un droit pour nous. Mais qu'avez-vous fait ? Vous n'avez pas honoré vos promesses. »
Le représentant syndical a ensuite appelé les députés à « se rendre au Parlement afin de voter la grille avec un minimum de 75 % de hausse des salaires », alors que le CCS réclamait initialement une hausse de 121 % des salaires. M. Haïdar a également tenu à préciser que « le boycott de la correction des examens n'est qu'un des moyens entre nos mains pour faire pression ». « Le CCS a fait marche arrière en 2012, 2013 et 2014 car il est soucieux de préserver le niveau de l'éducation au Liban. Et vous vous trompez si vous pensez que vous avez assené un coup au CCS par cette décision. Nous resterons unis et nous poursuivrons notre bataille jusqu'à l'approbation de la grille », a-t-il aussi clamé, annonçant plusieurs réunions la semaine prochaine afin de planifier les actions à venir.

« Poignardés dans le dos ... »
Pour sa part, Mahmoud Diab, du ministère de l'Économie, a appelé les responsables « à faire prévaloir la justice ». Il a en outre appelé le président de la Chambre Nabih Berry « à écouter la voix des plus démunis », l'ancien Premier ministre Saad Hariri « à se rappeler son père Rafic Hariri qui se souciait des plus pauvres » et le Premier ministre Tammam Salam, ainsi que les députés Walid Joumblatt et Georges Adwan à « être justes ». Quant à Ghada Zaatari, membre du CCS, elle a tenu à rappeler que « cela fait plus de trois ans que nous tentons de corriger une injustice qui dure depuis plus de 18 ans ».
De son côté, le syndicat des enseignants a assuré que les responsables ont « poignardé les membres du syndicat dans le dos » dans l'affaire des attestations. « Nous ne sommes pas responsables de l'octroi des attestations. Nous sommes les otages de la classe politique corrompue qui ne respecte pas les tiers », a affirmé le syndicat à l'adresse des étudiants. Le syndicat a par ailleurs souligné qu'il a proposé à la Banque mondiale « de former un comité d'enquête international pour savoir où va l'argent gagné au Liban, des fonds susceptibles de financer des centaines de hausses de salaires ».
Le responsable média au sein du syndicat des enseignants, Antoine Medawar, a pour sa part estimé que le ministre Bou Saab n'a pas tenu ses promesses. « Il disait qu'il ne resterait pas ministre si la grille des salaires n'était pas adoptée. Nous avons eu confiance en lui et avons accepté de surveiller les épreuves des examens officiels », a-t-il dit. S'adressant aux élèves, M. Medawar a assuré que « nous sommes tous ensemble otages de cette classe politique corrompue ». « Mais l'année scolaire sera bel et bien lancée et nous ne la torpillerons pas. Toutefois, nous n'accepterons pas que les frais de scolarité soient augmentés. La grille des salaires ne sera pas financée par les plus pauvres », a-t-il conclu.

Après la décision du ministre de l'Éducation Élias Bou Saab d'octroyer des attestations à l'ensemble des étudiants qui s'étaient présentés aux épreuves du brevet et du baccalauréat, pour pallier le boycott de la correction des examens par les enseignants, le comité de coordination syndical, ayant perdu une carte maîtresse, a une fois eu de nouveau recours à la rue et à la grève générale. Cette dernière a en effet été respectée dans toutes les administrations publiques à Beyrouth, Zahlé, Baabda, Baalbeck, et dans quelques institutions du Akkar. Au Metn et à Aley, les fonctionnaires étaient présents dans leurs bureaux mais n'ont accepté d'effectuer aucune formalité administrative.À partir de 11 heures, les manifestants du Comité de coordination syndical ont commencé à affluer devant ministère de...
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